Ce samedi 12 novembre 2016, Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, a présidé, dans le Sanctuaire, la célébration de clôture du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.
Après un temps de prière devant la porte de la Miséricorde que les foules de pèlerins ont franchie par milliers durant tout cette année sainte, l’évêque a conduit une procession qui a fait une halte devant la statue du curé d’Ars, située à l’entrée de la chapelle des confessions, avant de rallier le chemin de croix des Espélugues, situé derrière la basilique de l’Immaculée Conception, au bas duquel il a inauguré, aux côtés du Père André Cabes, recteur du Sanctuaire, un nouveau lieu de grâce qui sera officiellement ouvert au public au printemps 2017 : le Chemin de Consolation.
C’est un mémorial dédié aux enfants non-nés, créé sur une idée originale et avec le soutien de l’association Mère de Miséricorde.
Une vidéo de Laurent Jarneau pour le site internet officiel du Sanctuaire de Lourdes.
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Notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, était présent pour cette célébration qui avait lieu à l’Accueil Notre-Dame, et était musicalement animée par Jesus’ Trip.
C’est Bernadette Charlier, responsable des Hospitaliers, qui a expliqué le sens de cette célébration et de l’engagement.
bienvenue à vous tous, chers pèlerins !
Nous sommes réunis ici, en ce jour, pour prendre conscience de la miséricorde de Dieu à l’égard de chacun de nous.
Les uns peuvent se réjouir d’être animés d’une certaine disposition au service, d’une certaine attention à l’égard de ceux qui sont dans le besoin, et concrètement de nos frères et sœurs malades. D’autres peuvent se réjouir d’être entourés et de pouvoir vivre leur pélé dans la sérénité.
Parfois, ce service peut être fatigant, difficile, … Parfois, être dépendant, avoir besoin des autres, peut être insécurisant, lourd… L’expérience nous l’a montré de multiples fois, les amitiés qui se créent ainsi font des miracles !
La miséricorde de Dieu, n’est-elle pas cette sensibilité du Seigneur à l’égard de nos manques, de nos difficultés ?
Nous croyons, en effet, que le Seigneur ne manquera pas de transformer nos efforts humains en quelque chose de divin. Nous pouvons nous aussi être des mains, des bras, des cœurs qui aident Dieu à accomplir ses prodiges, souvent cachés. Nous aussi, bien-portants ou malades, nous pouvons offrir nos fatigues et nos souffrances comme cette eau qui remplit les jarres aux noces de Cana et a été transformée en un vin excellent.
Ce vin excellent prend le goût de la joie des retrouvailles, de la joie de la fraternité, de la joie d’un bien-être simple. Cette joie se renouvelle en permanence, elle est perceptible partout. Jeunes et moins jeunes, valides et moins valides, cheminent ensemble, joyeusement, dans une même démarche qui apporte sérénité et bien-être, sous le regard bienveillant de notre Seigneur avec Marie et Bernadette.
Les jeunes apportent leur sourire et leur spontanéité, les aînés apportent leur expérience et leur sagesse, les hospitaliers et brancardiers apportent leur disponibilité, leur serviabilité.
Ce que chacun est, ce que chacun apporte contribue à la fraternité qui règne au sein de notre pélé et contribue aussi à l’intensité de ce que l’on peut vivre dans ce lieu que certains visitent depuis de nombreuses années.
Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est aussi parce que nous voulons mettre en évidence la complicité qui se vit entre les moins valides et leurs aidants, et ce, en reconnaissant les services rendus par des hospitalières et hospitaliers depuis un certain nombre d’années. Que ce soit par la générosité de leur cœur, que ce soit par amitié à l’égard des moins valides, que ce soit pour vivre leur foi dans le concret de la vie, ils vivent une semaine de leurs vacances au service des moins valides, en complicité avec les personnes malades ou âgées.
Cette célébration veut faire mémoire de l’amour avec lequel le Seigneur a réchauffé le cœur des uns et des autres, non pas par nostalgie, mais pour persévérer dans la joie, et ainsi, nous pouvons rendre grâces et remercier chacun pour sa présence bienveillante !
A suivi une prière de frère Roger (Taizé), lue par notre évêque
Dieu qui nous aime, par l’Évangile, nous comprenons que personne n’est exclu de ton Amour et que ton Esprit-Saint ne nous laisse jamais seuls. Il nous donne d’être en communion avec Toi. Alors, humblement, nous Te disons : Toi, le Christ, Tu vois qui je suis, j’ai besoin de ne rien Te cacher de mon cœur, Tu m’accueilles avec mes peines et mes inquiétudes, Tu comprends tout de moi. Jésus, fils de Marie, à chacun Tu offres un message de joie et d’espérance. Si démunis soyons-nous, donne-nous de mettre la Paix là où il y a des oppositions et de rendre perceptible par notre vie un reflet de la compassion de Dieu. Oui, donne-nous d’aimer et de le dire par notre vie. Amen.
Puis la lecture de l’évangile selon saint Jean : Les Noces de Cana, par l’abbé André Vervier
Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. Jésus lui répond : Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit à ceux qui servaient : Tout ce qu’il vous dira, faites-le. Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient : Remplissez d’eau les jarres. Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant.
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
Après l’homélie de notre évêque, a lieu la célébration des engagements dans l’Hospitalité belge.
Introduction (Bernadette) : Nous allons remettre à certains hospitaliers et hospitalières un signe en rapport avec la fidélité de leur service aux malades, ici, à Lourdes. Les signes sont là pour nous aider à découvrir le sens caché d’une réalité invisible. Ils nous rappellent le sens du message de Marie à Bernadette.
Bernadette,
À Lourdes, tu as vécu les joies et les épreuves familiales. Tu as vu Marie 18 fois dans le rocher. Tu as témoigné avec détermination de ce que tu as vu et cru, toi, l’humble servante que Marie avait regardée comme une personne. Tu as répondu à l’appel du Seigneur, désireuse, comme Lui, de donner ta vie pour ses amis. Aujourd’hui encore, tu nous enseignes l’amour et le service quand tu nous dis : Il suffit d’aimer.
Monseigneur, puis-je vous demander de remettre aux hospitaliers que nous allons appeler le signe de leur engagement ?
Bernadette : Que s’avancent celles et ceux qui vont être accueillis et s’engager pour servir les pèlerins et les malades…
Monseigneur : Animés par le désir de servir et de rencontrer les malades, vous êtes venus plusieurs fois avec notre pèlerinage à Lourdes. Nous sommes heureux de vous accueillir dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, afin que vous continuiez à servir dans la joie.
Monseigneur : Voulez-vous être accueilli(e) dans l’Hospitalité belge à Notre-Dame de Lourdes et continuer à être au service des malades ?
Réponse : Oui !
Monseigneur : Confiant dans la sincérité et la vérité de votre OUI, au nom de l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, je vous remets cet insigne, symbole de votre attachement aux malades. Qu’il vous soit un rappel de la joie que vous donnez à vos frères et sœurs malades, qu’il vous rappelle également tout ce que vous recevez des personnes malades et handicapées, ici à Lourdes auprès de Marie et de Bernadette.
Beaucoup de sourires et combien de gestes d’entraide et de fraternité. On revient à Lourdes, c’est le signe qu’il s’y passe quelque chose de fort et d’intense. À Lourdes, on ne vient pour soi, on vient pour les autres, pour aider : voilà peut-être le secret de Lourdes que nous partageait le frère Georges…
Nous remercions l’abbé Defer qui nous a enrichis par le témoignage de son engagement auprès des plus pauvres.
Rendez-vous en 2017, le 17 août avec notre évêque !
Le Vicaire épiscopal, l’abbé Eric de Beukelaer, en sera le prédicateur. Le thème nous met déjà l eau à la bouche : Le Seigneur fit pour moi des merveilles ! C’est le groupe Latitude qui assurera l’animation musicale.
Que ce pèlerinage porte en nous de nombreux fruits de miséricorde !
Abbé Baudouin Charpentier,
Directeur du pèlerinage
Aucun roi ne permettrait jamais à un voleur de s’asseoir avec lui lorsqu’il fait son entrée dans une ville. Mais le Christ l’a fait : quand il entre dans sa sainte patrie, il y introduit un voleur, un prisonnier avec lui (cfr Lc 23, 43), dit saint Jean Chrysostome.
Oui, toi le larron de chaque époque, Jésus t’aime avec ton péché, par-delà ton péché !
Il est bien vrai de dire que Dieu va au-delà de la justice avec la miséricorde et le pardon (pape François).
Pourquoi ne pas entreprendre ce chemin de vie sur lequel le pardon laisse comme une signature : là où il y a eu pardon, la relation à l’autre a eu la priorité (L. Basset) ?
Abbé Jean-Louis Defer
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La messe était présidée par l’évêque de Bayeux-Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, et l’homélie était prononcée par Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon.
Notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, concélébrait ainsi que plusieurs prêtres de notre diocèse, et l’animation musicale était assurée par Jesus’ Trip !
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Cette fois, Jésus se laisse regarder ; le visage fermé par la mort, il est mis au tombeau, selon les usages et les honneurs.
La sépulture des morts dit le niveau d’humanisation d’une civilisation et, tout compte fait, le respect et les soins accordés aux morts ne disent-ils pas la manière dont nous respectons et soignons les vivants, et réciproquement ?
C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas prier pour les morts en oubliant de prier pour les vivants.
C’est notre mission d’intercesseur : poser une main sur l’épaule de Dieu et une sur l’épaule de l’homme.
Abbé Jean-Louis Defer
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Il lui faut du temps à Jésus pour se laisser toucher le cœur devant l’insistance de l’étrangère (Mt 15, 21-28) et passer d’un regard fermé, voire méprisant, à une hospitalité émerveillée par cette confiance : Femme, grande est ta foi !
Cet accueil autour d’une table raconte ainsi la communion radicale de Dieu avec tous les hommes : nous sommes tous hôtes (dans les sens actif et passif) dans notre Maison commune.
Il n’empêche, cette étrangère met à rude épreuve notre patience, mais ne sommes-nous pas tous un peu casse-pied ?
Apprenons de Dieu son art de la patience, la longue respiration de sa passion d’amour qui accepte de souffrir, attendant les rythmes de l’homme, sa conversion (L. Manicardi).
Abbé Jean-Louis Defer
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Stop aux discours, laissons la place aux photos…
Notre procession s’est arrêtée devant l’église Sainte-Bernadette, où avait lieu la célébration eucharistique d’ouverture du pèlerinage
En résumé…
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Sous un soleil éblouissant, réunis à la Porte Saint-Michel, face au Calvaire breton et à l’immense esplanade, plusieurs centaines d’entre nous avons suivi cette célébration présidée par l’abbé Baudouin Charpentier, le directeur de notre pélé.
Vous trouvez ci-dessous le déroulement de toute cette célébration.
Nous voici réunis pour une démarche insolite…
Une porte est dressée devant nous.
Il y a dans nos vies tant de portes infranchissables, par peur, par interdiction.
Cette porte est largement ouverte… pas de portails de sécurité ou de papiers à montrer pour pouvoir la franchir. Elle est invitation pour chacun à aller de l’avant, à poursuivre sa route quel que soient son passé, son histoire personnelle, ses hauts et ses bas, son âge, sa santé…
Le Pape François écrit ceci :
Ce sera une Porte de la Miséricorde où quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne et donne l’espérance.
Cette Porte Sainte est le signe de ce Dieu de Miséricorde qui ne juge pas mais qui relève celui qui est abattu, écrasé… de ce Dieu de Miséricorde qui pardonne celui qui est tombé et qui renouvelle sa confiance à celui qui s’est égaré.
Lourdes est par excellence un lieu où nous faisons l’expérience de la bienveillance du Seigneur. Nous y recevons une force réelle pour continuer notre chemin. Lourdes est un lieu de grande fraternité, chacun y a sa place. Le Seigneur nous tend les bras… Cette porte est comme un appel à la vie et à accueillir sur nous le regard bienveillant du Seigneur.
Dieu n’est pas un juge impitoyable, il est un Dieu miséricordieux.
Car Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé.
Oui, le Seigneur veut donner la vie en abondance à ceux qui se tournent vers lui avec confiance.
Ne sommes-nous pas de ceux-là ?
Que le Seigneur guide nos pas.
Qu’il soit notre lumière et notre espérance.
Chant : Chantez, priez, célébrez le Seigneur !
On apporte l’Évangéliaire, précédé par les acolytes et accompagné de lumignons :
La Parole de Dieu nous devance, nous précède… elle nous stimule. Dieu se fait proche. Cette Parole est vivante dans la mesure où :
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 10, 1-10)
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.«
Mais qui est le Christ pour chacun d’entre nous ?
Chacun ne devrait-il pas se reposer cette question personnellement ?
Nous courrons après le temps, après le plaisir, la satisfaction de nos désirs… mais quelle place Jésus-Christ occupe-t-il dans nos vies respectives ?
En franchissant cette Porte Sainte, nous exprimons notre désir profond de suivre Jésus-Christ -car nous sommes conscients que le suivre ouvre un chemin de vie et d’espérance devant nos pas.
Oui, je trouve souvent dans l’Évangile de quoi garder confiance dans les épreuves, du courage pour lutter contre les forces du mal, contre l’exclusion et l’injustice, l’espérance si elle vient quelques fois à me manquer…
Jésus se fait alors compagnon de mes journées, de mes projets, de mes rêves, de mes désillusions…
Oui, Jésus-Christ est une Porte qui fait vivre…
Ensemble avec la Création entière, louons le Seigneur et chantons : Bénissez le Seigneur ! et écoutons le psaume 62
Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.
Nous avons reçu une clé ce matin lors de notre première rencontre. Cette clé est le signe de notre volonté de franchir cette porte et d’aller de l’avant. Elle est l’expression de notre volonté de changer nos vies, nos comportements par une conversion sincère pour vivre plus harmonieusement les uns avec les autres, dans le respect de chacun et du monde qui nous entoure.
Ensemble prions le Seigneur :
Jésus-Christ, ta miséricorde est la clé pour ma conversion et celle du monde.
J’étais loin de toi, fais-moi revenir. En passant cette porte, j’exprime ma ferme volonté de répondre au Père qui m’appelle.
Que ce passage soit le signe de mon exode des ténèbres à la lumière, de l’esclavage à la liberté, du mal au bien, du mensonge à la vérité, du doute à la foi, de la tristesse à la joie, de la plainte à l’action de grâce, de la mort à la vie, de l’idolâtrie à l’adoration.
Dans l’Esprit Saint, je veux que tu produises en moi et par moi plus abondamment d’amour, de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi. Amen !
Tous les prêtres réunis lèvent les mains vers les pèlerins, en signe de bénédiction, pendant qu’est lue cette prière :
Dieu tout-puissant, tu ne cesses de montrer ta bonté à ceux qui t’aiment et tu te laisses trouver par ceux qui te cherchent.
Nous sommes venus nombreux répondant à l’invitation de Marie à venir en procession.
Sois favorable à tes enfants qui prennent la route et dirige leur pas selon ta volonté.
Sois pour nous une lumière dans l’obscurité de la nuit, une présence qui nous soutienne et une espérance quand il nous arrive de douter.
Resserre les liens entre nous afin que nous avancions joyeusement sur le chemin de la Vie.
Nous te louons car tu ouvres notre cœur et suscites en nous la joie.
Nous te remercions pour ton Esprit qui nous renouvelle.
Fais de nous des messagers de ta miséricorde et donne-nous de proclamer ton Évangile avec conviction.
Affermis notre courage pour poursuivre notre cheminement, renforcés par l’union avec ton Fils, Jésus, le Christ,
et animés par le feu de ton Amour.
Toi qui vis pour l’éternité : Amen !
Et que Dieu riche en miséricorde pose sur nous son regard et nous bénisse :
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit : Amen !
Pour le franchissement de la Porte, le lectionnaire ouvre la procession, avec des luminaires et les drapeaux.
Chant : Laudate omnes gentes
Laudate omnes gentes,
Laudate Dominum,
Laudate omnes gentes,
Laudate Dominum!
Il le vit et fut saisi de compassion (Lc 10, 33).
Pour exercer l’art de la visite au malade et au blessé, nous avons été devancés par Jésus, le Bon Samaritain.
Celui-ci nous rejoint sur nos routes, nous regarde, se laisse remuer aux entrailles, nous touche, nous porte et nous confie à un autre, rendu à son tour responsable du frère.
C’est lui, le Seigneur, qui pratique concrètement l’art de la consolation.
À notre tour de nous exercer à une présence compatissante.
Abbé Jean-Louis Defer
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