L’ange du Seigneur apparut à Marie – Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Je suis la servante du Seigneur – Qu’il me soit fait selon ta parole.
Je vous salue, Marie, …
Et le Verbe s’est fait chair – Et il a habité parmi nous.
Je vous salue, Marie, …
Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu – Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.
Le célébrant :
Nous vous en prions, Seigneur, répandez votre grâce en nos âmes afin que, ayant connu, par l’annonce de l’ange, l’incarnation de votre fils Jésus, nous parvenions, par sa passion et par sa croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen !
Les photos sont prises au retour de la procession vers la basilique, depuis l’autre côté du Gave.
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Dans la basilique Saint-Pie-X, pour cause de mauvais temps, la procession eucharistique était très « belge », ce samedi 19 août : l’archevêque de Malines-Bruxelles, Son Eminence le cardinal Jozef De Kesel, présidait la procession. Il était accompagné par Mgr Jan De Bie, évêque auxiliaire émérite de Malines-Bruxelles, et Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.
Deux diacres liégeois escortaient le Cardinal : Roland De Stoop et Jean-Luc Oste (photo ci-dessus). Et au moins deux lecteurs étaient issus de l’archevêché : l’abbé Jehison Herrera Rios et Koen Jacobs, diacre (photo ci-dessous).
Les drapeaux, quant à eux, marchaient du même pas à travers la basilique.
Apparemment, nos malades n’étaient pas (encore ?) rassemblés, mais répartis tout autour du podium.
Quid des chanteurs ? Au moins un Liégeois !

L’arrivée du Saint-Sacrement et les invocations
Seigneur, guéris-nous ! Seigneur, éclaire-nous !
L’adoration eucharistique silencieuse, partiellement dans la pénombre
La bénédiction du Saint-Sacrement
Mgr De Kesel a longuement béni toutes les personnes présentes, avec une attention toute particulière aux malades. C’est toujours un moment très fort de la célébration.
Enfin, le Saint-Sacrement est reconduit au tabernacle, et la procession des acolytes, diacres, prêtres, évêques et cardinal, repart vers la sacristie du fond de la basilique, précédée des drapeaux qui lui font une haie d’honneur, tandis que l’assemblée se disperse.
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Benoît Georges, responsable des brancardiers, a pris la parole
Que s’avance enfin celui qui reçoit cette année, en signe de fidélité, un insigne, qui témoigne de ses 18 années au service des malades. Nous voulons te remercier, Bernard, pour tout ce que tu as donné et partagé, nous voulons te féliciter, c’est-à-dire contribuer à ta félicité, à ton bonheur et à tout ce qui est né dans ces multiples rencontres. Soyons reconnaissants pour ce que tu as apporté, soyons reconnaissants pour tout ce qui a été partagé et pour toutes les amitiés nouvelles, inattendues et néanmoins profondes. Viens te réjouir, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.
Bernadette : Que s’avancent maintenant celles et ceux qui souhaitent redire leur engagement dans leur service aux malades ici à Lourdes !
Monseigneur : C’est la 6ème fois que vous participez à un pèlerinage à Lourdes en vous mettant au service des malades et vous souhaitez confirmer votre engagement dans l’Hospitalité. En accompagnant nos frères et sœurs moins valides, en leur apportant tout le soin nécessaire, en leur accordant toute votre attention, vous les portez, non seulement physiquement, mais aussi moralement et/ou spirituellement. Vous les servez en voyant peut-être en eux, le visage du Christ. Voulez-vous confirmer cette attitude où votre disponibilité, votre attention, votre bienveillance sont des cadeaux que vous proposez aux malades afin que ceux-ci puissent vivre leur démarche de pèlerinage dans la paix, la sérénité et la fraternité ?
Réponse de chacun : Oui !
Monseigneur : Convaincu que tout ce qui est donné avec sincérité fait grandir l’homme, convaincu que tout ce qui est fait au plus petit parmi les frères est fait au Christ lui-même, je vous invite à dire cette charte d’engagement, cet acte de réponse libre et gratuit à l’appel de Marie et du Seigneur lui-même.
Tous récitent la prière suivante :
Dans le cadre du pèlerinage, j’ai découvert que mes qualités peuvent être mises au service des malades. Ma patience, ma disponibilité, mon écoute, mes compétences suscitent la confiance et la sérénité dans le cœur des malades. J’ai découvert aussi qu’accompagner les malades m’apporte joie et paix. Oui, je souhaite poursuivre dans cette voie afin qu’ensemble, nous puissions grandir en fraternité et en humanité.
Sainte Marie, Mère de Dieu, tu es apparue 18 fois à Bernadette, dans la Grotte de Lourdes, pour rappeler aux chrétiens les merveilles et les exigences de l’Évangile.
Apprends-moi à travailler au réconfort des malades et de tous ceux qui souffrent, à la fraternité et à la paix entre les hommes. Aide-moi à accueillir, dans la joie et la simplicité, tous les bienfaits de ces rencontres.
Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous. Sainte Bernadette, aide-nous.
Monseigneur : Je reçois avec gratitude votre engagement dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes et vous remets cet insigne : qu’il soit le symbole de la complicité entre les malades et vous. Qu’il soit un rappel de tout ce que vous vivez, de tout ce que vous partagez, de tout le chemin que vous parcourez ensemble pour vous grandir mutuellement, ici à Lourdes, auprès de Marie et Bernadette.
Juste après avoir reçu son insigne, le docteur Emile Leunus a voulu en faire cadeau à Pascale qui avait perdu le sien… moment d’émotion !
Mgr Delville a basé son homélie sur l’évangile qui venait d’être lu (Le jugement dernier, Mt 25, 31-40) vu à travers le prisme de l’Année de la Miséricorde. Voici le texte de son homélie, que vous pouvez également télécharger en format pdf tout en bas de cet article.
Chers Frères et Sœurs,
Liebe Brüder und Schwestern,
En cette célébration de clôture de notre pèlerinage à Lourdes, nous sommes enveloppés dans un message d’amour. Chacun et chacune, nous avons reçu de multiples témoignages d’amour durant cette semaine. À travers tous ces moments, nous avons découvert la source de cet amour, la miséricorde de Dieu. Jetzt ist also der Zeitpunkt für jeden von uns gekommen, Bilanz zu ziehen über das hier Erhaltene. Dies ist die Zeit innerlich für das Entdeckte zu danken.
Quelqu’un me disait hier : Ici à Lourdes, je ressens plus qu’ailleurs la présence de Dieu, il y a quelque chose de spécial ici, je ne sais pas comment le définir, mais je le ressens ! Même si Dieu est partout, ici je le ressens plus présent. Je crois que cette personne a raison. Mais si Dieu nous paraît plus présent ici, ce n’est pas parce que le lieu est magique, c’est parce que vous êtes magiques ! C’est parce que vous avez échangé des gestes d’amour ; or c’est dans l’amour qu’on découvre Dieu.
C’est ce que Jésus nous dit dans sa célèbre parabole du jugement dernier, racontée seulement dans l’évangile de Matthieu (Mt 25, 31-46). Il y a deux surprises dans cette scène, deux bouleversements par rapport à la vision traditionnelle du jugement final. La première surprise est que celui qui préside le jugement n’est pas le Père, mais le Fils de l’homme, soit Jésus lui-même. Certes, le jugement est fait au nom du Père, puisque le Fils de l’homme dit : « Venez les bénis de mon Père ». Mais c’est bien le fils qui préside le jugement. C’est le « Fils de l’homme dans sa gloire », nous dit le texte ; il est même appelé aussi « le roi ». Mais c’est bien un homme, puisqu’il parle à la fin de « ces petits qui sont mes frères ». Il se met au même niveau que les hommes, et spécialement les petits. Qui plus est, pour ceux qui ont lu l’évangile de Matthieu jusqu’à la fin, ils savent que ce « Fils de l’homme dans sa gloire » va être arrêté, condamné, subir sa passion et mourir sur une croix comme un malfaiteur. Donc celui qui préside le jugement final est aussi celui qui a été victime d’un jugement injuste ; celui qui juge est aussi celui qui a été condamné comme criminel. Le jugement de toute l’humanité est exécuté par un type qui a été condamné à mort ! Vous imaginez cela ? Un tribunal présidé par un condamné ? Jean-Louis Defer, notre prédicateur, qui est aumônier de prison à Lantin, pourrait nous le dire : il imaginerait mal que les prisonniers qu’il visite dans leurs cellules se retrouvent un jour à la place du juge au tribunal ! Or c’est ce qui se passe dans le texte de l’évangile. Mais derrière ce paradoxe, se cache une grande découverte : nous sommes jugés, non pas par un juge lointain et implacable, mais par un juge qui connaît l’âme humaine, les souffrances humaines, qui a même été victime d’une justice injuste. C’est pourquoi ce juge nous jugera avec miséricorde et pas avec rigueur ou sévérité.
La deuxième surprise de cette parabole du jugement final, c’est l’étonnement des gens à l’audition du jugement. J’avais faim et vous m’avez donné à manger. J’avais soif et vous m’avez donné à boire… Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous donné à manger ? Avoir soif et t’avons donné à boire ? Surprise des gens ! Réponse du Juge : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! Surprise : le juge s’identifie à la victime, à la personne qui a subi une injustice ou une souffrance ! Or ce juge, c’est non seulement le Fils de l’homme, mais c’est aussi le Fils de Dieu, puisqu’il parle des « bénis de mon Père ». Donc finalement les victimes de notre monde et les souffrants de l’humanité, c’est Dieu lui-même. Dieu est dans celui qui a faim, qui a soif, qui est dévêtu, qui est étranger, qui est prisonnier. Voilà le deuxième bouleversement !
En raccourci on pourrait dire que, dans cette parabole, les rôles sont complètement bouleversés : Dieu disparaît de son trône de Juge, mais il réapparaît dans les victimes de ce monde, et même les victimes de la justice, les prisonniers. La place de Dieu a totalement changé, et cela grâce à Jésus, qui a vécu personnellement le sort de l’humanité, avec ses souffrances et ses gestes de bonté.
La conséquence de cela, pourrait-on dire en raccourci, c’est que Dieu est descendu de son trône, pour que l’être humain dans sa fragilité soit élevé au rang de Dieu : tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait, dit Dieu par la bouche de Jésus. Dieu à la place de l’homme, l’homme à la place de Dieu ! Autrement dit, Dieu peut être découvert à travers l’homme par nos gestes de miséricorde ; et l’homme le plus insignifiant est élevé à la dignité divine, par la miséricorde de Dieu. La miséricorde humaine, l’amour partagé, nous fait découvrir Dieu ; et la miséricorde divine nous fait découvrir l’homme et sa dignité cachée. Voilà pourquoi, frères et sœurs, cette miséricorde est si importante, elle nous fait découvrir Dieu et nous fait découvrir nos frères et sœurs, par une communion entre nous.
C’est cela que nous avons vécu durant ce pèlerinage. Nous avons fait l’expérience de l’amour durant ce pèlerinage. Nous avons été aimés et nous avons donné de l’amour. Nous avons été aimés car tous nous avons été l’objet d’attentions de la part des autres. Nous avons aussi été stimulés à aimer davantage que d’habitude, à donner du temps pour les autres et à faire attention à eux. Ce qui nous est révélé aujourd’hui, c’est que Jésus est présent dans tous ces gestes d’amour : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait !
Während dieser Pilgerreise haben wir Liebe erfahren. Wir wurden geliebt und haben Liebe gegeben. Wir sind mit Liebe und gegenseitiger Aufmerksamkeit beschenkt worden. Wir wurden angeregt mehr Nächstenliebe zu leben, als es im Alltag üblich ist, mehr von unserer Zeit für andere zu erübrigen und ihnen Aufmerksamkeit zu schenken. Was uns heute offenbart wird, ist das Jesus sich in all seinen Taten der Nächstenliebe wiederspiegelt: Was ihr für einen meiner geringsten Brüder getan habt, das habt ihr mir getan.
Cela me fait penser à une histoire que j’ai découverte durant ces vacances. J’étais en Allemagne à Marburg et je vois dans une église une peinture : elle représente un lit avec un crucifix couché sur le lit ; autour du lit, une femme et un homme debout. Avec mes compagnons de voyage, j’étais perplexe. Alors une paroissienne est venue nous expliquer. C’est, nous dit-elle, sainte Élisabeth de Thuringe. C’était la princesse de notre ville au 13e siècle. Elle était la fille du roi de Hongrie et fut mariée au prince de Thuringe. Elle avait beaucoup de richesses à sa disposition. Mais voilà qu’elle entend parler de saint François d’Assise et elle décide de faire comme lui et de se mettre au service des pauvres. Elle donne de la nourriture aux pauvres, elle les visite personnellement. Un jour elle voit un malade en rue ; elle ne sait comment faire pour l’aider. Alors, en secret, elle le fait monter dans sa chambre, elle le couche dans son lit et le soigne. Mais un serviteur avait vu le manège et il va dire au prince : Il y a un homme couché dans le lit de votre femme ! Le prince, furieux, monte dans la chambre, voit qu’il y a quelqu’un dans le lit de sa femme ; il lève les couvertures et qu’est-ce qu’il voit ? Un crucifix grandeur nature, avec le Christ couché sur la croix ! C’est le sujet de la peinture que je contemplais : le crucifix dans le lit de la princesse découvert par son mari. Voilà un message visuel pour dire clairement : ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ! Mais l’histoire n’est pas finie. Ne connaissez-vous pas des hôpitaux qui s’appellent « Sainte-Elisabeth » ? Oui, il y en a un à Liège ; et il y en a un à Verviers et à Namur ; et un à Saint-Vith ? Pourquoi ? C’est parce que sainte Elisabeth de Thuringe a compris que son lit était trop petit pour soigner les malades ; alors elle a fondé un hôpital dans sa ville de Marburg. Depuis lors, beaucoup d’hôpitaux ont pris le nom de sainte Elisabeth.
Vous voyez ? Une simple action de miséricorde d’une seule personne, qui a soigné un malade, est devenue la base de milliers d’hôpitaux dans le monde ! La miséricorde, c’est contagieux, cela se multiplie ! C’est l’expérience que nous avons vécue ici. Quand vous serez rentrés chez vous, racontez-la autour de vous ! Et surtout vivez-la concrètement au quotidien !
Élisabeth de Thuringe avait d’ailleurs un bon exemple en tête : elle pensait à sa sainte patronne, Élisabeth, cousine de la vierge Marie, qui a été aidée par Marie quand elle était enceinte. Ainsi Marie à son tour nous précède dans la miséricorde et nous invite à la pratiquer !
Amen ! Alléluia !
+ Jean-Pierre Delville,
Évêque de Liège
L’illustration, qui représente l’histoire que nous a racontée notre évêque, vient du site : http://www.helmut-zenz.de/hzelisab.htm
Téléchargez ici le texte de l’homélie, en format pdf : 2016-08-20 – Homélie Mgr Delville
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La messe était présidée par l’évêque de Bayeux-Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, et l’homélie était prononcée par Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon.
Notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, concélébrait ainsi que plusieurs prêtres de notre diocèse, et l’animation musicale était assurée par Jesus’ Trip !
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Pique-nique sous le bras, les pèlerins de l’Hospitalité sont partis en car vers le bois Saint-François, à la Cité Saint-Pierre, ce mercredi 17 août.
Après avoir découvert et savouré le contenu de leur panier, ils ont été invités à participer à une célébration incluant le sacrement des malades pour ceux qui le désiraient.
La prière d’ouverture de la célébration disait :
Seigneur Jésus, toi qui as confié à ton Église la mission de réconforter en ton nom ceux qui connaissent l’épreuve de la maladie, regarde avec bonté notre assemblée unie devant toi dans la foi et la prière. Accorde à nos frères et sœurs souffrants le soutien dont ils ont besoin, le réconfort de ta tendresse. Que le sacrement que nous allons célébrer, renouvelle en eux la foi, l’espérance et l’amour. Toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen.
Une Lettre de Dieu à son enfant a ensuite été lue : elle est composée d’extraits de l’Ecriture sainte, des prophètes aux évangiles…
La lettre est signée : Dieu, ton papa qui t’aime tant.
Toute l’assemblée a lu le psaume 15 :
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage !
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
Il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort,
ni laisser ton ami voir la corruption.
Ensuite, l’évangile a été proclamé : La guérison de l’aveugle Bartimée (Mc 10, 46-52)
Ils arrivèrent à Jéricho. Comme Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une assez grande foule, l’aveugle Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin en train de mendier. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Beaucoup le rabrouaient pour qu’il se taise, mais lui criait de plus belle : Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et dit : Appelez-le. On appelle l’aveugle, on lui dit : Confiance, lève-toi, il t’appelle. Rejetant son manteau, il se leva d’un bond et il vint vers Jésus. S’adressant à lui, Jésus dit : Que veux-tu que je fasse pour toi ? L’aveugle lui répondit : Rabbouni, que je retrouve la vue ! Jésus dit : Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin.
Le sacrement des malades a été proposé par les différents prêtres présents
Litanie et imposition des mains :
– Seigneur, nous voici devant toi. Tu connais nos cœurs. Tu sais ce qui a besoin d’être guéri en chacun de nous… Tu sais nos faiblesses, nos douleurs, nos doutes, nos désespoirs. Mais tu vois aussi notre foi. Toi qui nous aimes, prends pitié de nous !
– Toi qui nous aimes, prends pitié de nous !
– Seigneur, par ton mystère pascal, tu nous as obtenu la vie nouvelle et éternelle ; tu es notre espérance, tu es notre lumière. Toi qui nous aimes, prends pitié de nous !
– Toi qui nous aimes, prends pitié de nous !
Pendant le passage du prêtre auprès de chaque personne qui souhaitait recevoir le sacrement, on chantait :
Fiez-vous en Lui, ne craignez pas,
La paix de Dieu gardera vos cœurs
Fiez-vous en Lui, Alléluia, Alléluia !
L’onction avec l’Huile Sainte
– Dans ton amour, Seigneur, tu viens secourir les malades. Béni sois-tu.
– Béni sois-tu.
– Vois nos sœurs et frères venus, dans la foi, recevoir l’onction d’huile sainte. Qu’ils soient réconfortés dans la souffrance et fortifiés dans la faiblesse, qu’ils retrouvent la confiance et la joie. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen.
La prière universelle a suivi, ponctuée par un refrain chanté :
Entends-tu le cri des hommes ? Entends-tu le cri du ciel ?
Entends-tu le cri de la terre ? Entends-tu ?
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Sous un soleil éblouissant, réunis à la Porte Saint-Michel, face au Calvaire breton et à l’immense esplanade, plusieurs centaines d’entre nous avons suivi cette célébration présidée par l’abbé Baudouin Charpentier, le directeur de notre pélé.
Vous trouvez ci-dessous le déroulement de toute cette célébration.
Nous voici réunis pour une démarche insolite…
Une porte est dressée devant nous.
Il y a dans nos vies tant de portes infranchissables, par peur, par interdiction.
Cette porte est largement ouverte… pas de portails de sécurité ou de papiers à montrer pour pouvoir la franchir. Elle est invitation pour chacun à aller de l’avant, à poursuivre sa route quel que soient son passé, son histoire personnelle, ses hauts et ses bas, son âge, sa santé…
Le Pape François écrit ceci :
Ce sera une Porte de la Miséricorde où quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne et donne l’espérance.
Cette Porte Sainte est le signe de ce Dieu de Miséricorde qui ne juge pas mais qui relève celui qui est abattu, écrasé… de ce Dieu de Miséricorde qui pardonne celui qui est tombé et qui renouvelle sa confiance à celui qui s’est égaré.
Lourdes est par excellence un lieu où nous faisons l’expérience de la bienveillance du Seigneur. Nous y recevons une force réelle pour continuer notre chemin. Lourdes est un lieu de grande fraternité, chacun y a sa place. Le Seigneur nous tend les bras… Cette porte est comme un appel à la vie et à accueillir sur nous le regard bienveillant du Seigneur.
Dieu n’est pas un juge impitoyable, il est un Dieu miséricordieux.
Car Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé.
Oui, le Seigneur veut donner la vie en abondance à ceux qui se tournent vers lui avec confiance.
Ne sommes-nous pas de ceux-là ?
Que le Seigneur guide nos pas.
Qu’il soit notre lumière et notre espérance.
Chant : Chantez, priez, célébrez le Seigneur !
On apporte l’Évangéliaire, précédé par les acolytes et accompagné de lumignons :
La Parole de Dieu nous devance, nous précède… elle nous stimule. Dieu se fait proche. Cette Parole est vivante dans la mesure où :
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 10, 1-10)
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.«
Mais qui est le Christ pour chacun d’entre nous ?
Chacun ne devrait-il pas se reposer cette question personnellement ?
Nous courrons après le temps, après le plaisir, la satisfaction de nos désirs… mais quelle place Jésus-Christ occupe-t-il dans nos vies respectives ?
En franchissant cette Porte Sainte, nous exprimons notre désir profond de suivre Jésus-Christ -car nous sommes conscients que le suivre ouvre un chemin de vie et d’espérance devant nos pas.
Oui, je trouve souvent dans l’Évangile de quoi garder confiance dans les épreuves, du courage pour lutter contre les forces du mal, contre l’exclusion et l’injustice, l’espérance si elle vient quelques fois à me manquer…
Jésus se fait alors compagnon de mes journées, de mes projets, de mes rêves, de mes désillusions…
Oui, Jésus-Christ est une Porte qui fait vivre…
Ensemble avec la Création entière, louons le Seigneur et chantons : Bénissez le Seigneur ! et écoutons le psaume 62
Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.
Nous avons reçu une clé ce matin lors de notre première rencontre. Cette clé est le signe de notre volonté de franchir cette porte et d’aller de l’avant. Elle est l’expression de notre volonté de changer nos vies, nos comportements par une conversion sincère pour vivre plus harmonieusement les uns avec les autres, dans le respect de chacun et du monde qui nous entoure.
Ensemble prions le Seigneur :
Jésus-Christ, ta miséricorde est la clé pour ma conversion et celle du monde.
J’étais loin de toi, fais-moi revenir. En passant cette porte, j’exprime ma ferme volonté de répondre au Père qui m’appelle.
Que ce passage soit le signe de mon exode des ténèbres à la lumière, de l’esclavage à la liberté, du mal au bien, du mensonge à la vérité, du doute à la foi, de la tristesse à la joie, de la plainte à l’action de grâce, de la mort à la vie, de l’idolâtrie à l’adoration.
Dans l’Esprit Saint, je veux que tu produises en moi et par moi plus abondamment d’amour, de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi. Amen !
Tous les prêtres réunis lèvent les mains vers les pèlerins, en signe de bénédiction, pendant qu’est lue cette prière :
Dieu tout-puissant, tu ne cesses de montrer ta bonté à ceux qui t’aiment et tu te laisses trouver par ceux qui te cherchent.
Nous sommes venus nombreux répondant à l’invitation de Marie à venir en procession.
Sois favorable à tes enfants qui prennent la route et dirige leur pas selon ta volonté.
Sois pour nous une lumière dans l’obscurité de la nuit, une présence qui nous soutienne et une espérance quand il nous arrive de douter.
Resserre les liens entre nous afin que nous avancions joyeusement sur le chemin de la Vie.
Nous te louons car tu ouvres notre cœur et suscites en nous la joie.
Nous te remercions pour ton Esprit qui nous renouvelle.
Fais de nous des messagers de ta miséricorde et donne-nous de proclamer ton Évangile avec conviction.
Affermis notre courage pour poursuivre notre cheminement, renforcés par l’union avec ton Fils, Jésus, le Christ,
et animés par le feu de ton Amour.
Toi qui vis pour l’éternité : Amen !
Et que Dieu riche en miséricorde pose sur nous son regard et nous bénisse :
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit : Amen !
Pour le franchissement de la Porte, le lectionnaire ouvre la procession, avec des luminaires et les drapeaux.
Chant : Laudate omnes gentes
Laudate omnes gentes,
Laudate Dominum,
Laudate omnes gentes,
Laudate Dominum!
Malgré un temps plus que mitigé, nos reporters-hospitalières ont pu profiter de Lourdes comme elles n’ont jamais l’occasion ni le temps de le faire lors du pèlerinage du mois d’août… Merci à Danièle Bouzin pour ses photos et commentaires !
Et, enfin, photo d’une colonne érigée près de l’Accueil Notre-Dame, où nos pèlerins moins valides seront installés durant notre pèlerinage du mois d’août. Pour en savoir plus sur cette oeuvre installée à cet endroit en 2009, voici un lien vers un site, gentiment envoyé par Gaby : bonne lecture !
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Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et de Lourdes, a longuement évoqué le regard de Marie, attentive au désarroi des serviteurs lors des noces à Cana.
La miséricorde commence la quand on est capable de regarder la misère malgré l’insouciance, l’indifférence…
Marie nous apprend à voir la vulnérabilité, ce qu’elle fait à Lourdes en posant son regard sur Bernadette et chaque pèlerin.
Marie nous apprend à regarder le monde avec les yeux de Dieu.
Que notre pèlerinage diocésain de l’été avec notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, renouvelle profondément notre manière d’approcher le monde et de regarder chacun comme un frère en humanité.
Soyons nombreux à nous y joindre dans le cadre de cette Année Sainte !
Abbé Baudouin Charpentier,
Vicaire épiscopal,
Directeur du Pèlerinage diocésain liégeois
La photo illustrant cet article vient des Sanctuaires de Lourdes : merci à eux !
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