: voici l’homélie de l’abbé Fabrice de Saint Moulin, prononcée le vendredi 21 août 2015 lors de la messe célébrée à la Grotte
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau et l’eunuque dit à Philippe : Voici de l’eau, qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ?
Frères et sœurs, comment ne pas être touchés par cette phrase alors que nous sommes en train de célébrer le Seigneur à la Grotte de Lourdes ? En poursuivant la route de la vie, de notre vie, nous voici arrivés à la source. Nous n’y sommes pas arrivés seuls ! Nous avons peut-être parcouru un long chemin : physique, psychologique ou spirituel pour être ici. Mais nous y sommes ! Peut-être un frère ou une sœur nous a-t-il parlé de Lourdes ? Peut-être quelqu’un nous a-t-il parlé du Seigneur ? Peut-être aussi n’est-ce pas encore très clair…
On voit dans l’Évangile que, même pour un docteur de la Loi, la Bible, la Loi, n’étaient pas clairs ! C’est alors que Jésus nous dévoile le cœur de ce qu’il veut révéler, de ce qu’il faut comprendre. Il faut aimer Dieu de tout son cœur : lui accorder l’attention et l’amour, le temps et l’affection que tout son amour pour nous, mérite de recevoir en retour. Une chanson française dit que Le temps, c’est de l’amour ! Quelle attention, quel temps donnons-nous au Seigneur pour écouter sa Parole, pour le célébrer, pour le prier et l’adorer ? Mais le cœur du message, c’est aussi que cette importance d’aimer Dieu va de pair avec l’importance d’aimer les autres. Si le temps, c’est de l’amour, quel temps donnons-nous aux autres, à les écouter vraiment, à les servir, à leur partager ce qui nous cher, précieux ?
Enfin, le Seigneur nous dit que cet amour pour Dieu et pour les autres va de pair avec le fait de nous aimer nous-mêmes. Si je ne m’accepte pas comme je suis, avec mon histoire, avec mon physique, mon intelligence, comment pourrai-je aimer Dieu ? Je serai aigri, dépité. Mais aussi, comment pourrai-je aimer les autres ? Je serai jaloux ou dur !
Frères et sœurs, Jésus nous donne aujourd’hui le contenu de la mission : révéler cet amour de Dieu qui espère une réponse double : l’aimer et aimer les autres, et révéler cet amour qui fait que notre propre vie en a été transformée !
Philippe avait découvert cet amour et il a pu partager la joie de cette expérience à l’eunuque éthiopien. Sa vie en aura été bouleversée !
Le docteur de la Loi a entendu Jésus lui rappeler que la Loi l’invitait à aimer son prochain comme lui-même. Or son prochain, à ce moment-là, c’était justement Jésus à qui il voulait tendre un piège, Jésus qu’il n’aimait pas !
Frères et sœurs, je voudrais terminer en vous révélant le secret de Lourdes. Vous savez qu’il y a les secrets de Fatima.
Mais connaissez-vous le secret de Lourdes ?
Le secret de Lourdes, c’est de découvrir, quand on est ici, en pèlerinage, qu’aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même rend profondément joyeux !
Ici, on peut vivre l’eucharistie quotidienne, prier à la Grotte, même tard la nuit, participer aux processions en découvrant de la joie à le faire alors qu’on ne vit quasi jamais cela chez soi ! Le secret de Lourdes, c’est qu’on aime les autres de tout son cœur rend profondément JOYEUX ! Comment comprendre autrement que des personnes puissent payer pour venir servir chaque année ?!
Le secret de Lourdes, c’est qu’on se réconcilie avec soi-même. D’abord parce que nous pouvons goûter aux joies de la miséricorde divine dans le sacrement du pardon, mais aussi parce qu’en regardant la joie de nos pèlerins malades, souffrants, on reconsidère notre échelle des valeurs très différemment.
Le secret de Lourdes, c’est de nous faire redécouvrir la joie de notre baptême, la joie de l’amour du Crucifié ressuscité et c’est d’avoir l’envie de partager cette joie. Voici de l’eau. Qu’est-ce qui empêche de nous replonger dans notre baptême ?
Oui, n’ayons pas peur d’aller vers les autres pour leur partager cette joie à laquelle nous allons encore goûter dans cette eucharistie en accueillant tout l’amour du Christ pour nous !
Ainsi soit-il !
Abbé Fabrice de Saint Moulin
Doyen d’Ans
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Nouveau retour en arrière : voici le texte de l’intervention de l’abbé Fabrice de Saint Moulin, lors de l’excursion à Saint-Savin, le 20 août 2015.
INTRODUCTION
Quand on vient à Saint-Savin, on peut être d’abord touché par le lieu, son église, son cloître. Il faut ensuite se demander qui a donné le nom à ce lieu, qui était ce fameux saint Savin. Dans la même foulée, puisque nous visitons ce lieu dans le cadre d’un pèlerinage dont le thème est la joie de la mission, il nous faut voir, s’il a été un évangélisateur comme le dit la tradition ? Si oui, comment a-t-il vécu sa mission ?
Mais, allez-vous me dire, à part que l’endroit est beau, que l’église et le cloître méritent le détour, saint Savin nous est éloigné par l’histoire et le lieu. Nous ne sommes pas concernés directement. C’est pour cela que je vais essayer de faire le lien entre saint Savin et les saints évangélisateurs de nos régions que sont saint Servais, saint Lambert, saint Hubert, saint Remacle.
LA VIE ET LA MISSION DE SAINT SAVIN
La vie de saint Savin prête à discussion en ce qui concerne bien des points à commencer par le siècle de sa vie. Pour certains, il est né à la fin du IVe siècle (375 ?) et est mort en 415/416 à une quarantaine d’années tout au plus. Il aurait alors été un quasi contemporain de saint Servais. Pour d’autres c’est un saint carolingien des VIIIe/IXe siècles et alors il aurait été contemporain de saint Hubert. Il est donc difficile d’affirmer des certitudes. Je m’appuie sur les affirmations de Jean Béziat.
Originaire de Barcelone, Savin aurait reçu une brillante éducation. Il aurait perdu son père en bas-âge. Adulte, il suit une instruction spirituelle auprès de Septime Sévère. Il l’accompagne dans ses fréquentes visites aux fondations monastiques du grand saint Martin : Ligugé et Marmoutier. Savin rend aussi visite à saint Paulin de Nole à Rome. Savin rejoint saint Martin à Ligugé (Locoteiaco). C’est là que Savin éprouve l’envie de se retirer dans la solitude d’un désert. Il reste trois ans à Ligugé, en observant la discipline de saint Martin.
Savin avait entendu parler d’un monastère en Bigorre, dans les montagnes. Orientius, un moine proche de Sulpice Sévère, était en train de s’établir sur un escarpement en face de ce « monastère ». Savin ayant manifesté son désir en conseil monastique à Ligugé, il lui fut attribué un compagnon pour la route. Il trouva dans la vallée du Lavedan l’abba Phronime à la tête d’un petit nombre de moines. Exposant à Phronime son désir, celui-ci accepta de l’accompagner vers un lieu plus reculé. Ils trouvèrent dans la montagne le lieu recherché : pauvre en ressources et difficile d’accès. Il coulait peu d’eau. Ils passèrent un an à établir un gîte. Phronime retourna vers ses frères. L’ermite était dans un habitacle assez petit. Il demeura treize ans là-bas. Il gardait la réclusion. Il couchait dans une excavation, une anfractuosité naturelle. La survie tenait à un fil.
Saint Orens (Orientius), arrivé en même temps que Savin en Lavedan, luttait contre le paganisme vascon. Il fut appelé à devenir évêque d’Auch. Il laissa à Savin la mission qui était la sienne. Savin serait devenu thaumaturge. Il aurait sauvé un nouveau-né.
Il aurait eu des pouvoirs sur les forces du mal, spécialement de l’idolâtrie. Il aurait fait des exorcismes.
Il s’attacha à la Vérité. Il lutta contre le paganisme des Vascons qui personnifiaient et divinisaient les montagnes et qui avaient érigé sur les flancs du mont Nerbiou un fanum (temple) idolâtre. C’est à ce poste qu’Orientius (acharné contre l’arianisme), avait nommé Savin.
À la fin de sa vie, Savin souffrit d’infirmité. Un diacre lui fut envoyé par Phronime. Il mourut le 9 octobre 415 ou 416.
À sa mort, un aveugle serait venu saluer son brancard et aurait été guéri.
Savin fut rapidement vénéré comme un saint. Une basilique fut édifiée dans l’enceinte du monastère et une vita (un récit de sa vie) fut rédigée (VIIe siècle ?). L’abbaye de Saint-Savin est mentionnée vers 900. Abbaye bénédictine, elle devait être modeste. Elle fut agrandie et rénovée en 945. L’abbaye trouva sa forme actuelle au début du XIIe siècle. La consécration définitive aurait eu lieu en 1140. On construisit un petit ermitage roman à l’emplacement de l’ermitage au même moment (au lieu-dit Pouy-Aspé). La chapelle actuelle date de 1861 (suite à la ruine de la précédente en 1795).
On vénère les reliques de saint Savin dans la basilique de Saint-Savin (trésor de la salle capitulaire, tombeau de l’abbatiale), mais aussi à Auch, à Ligugé et d’autres endroits. La châsse en argent date du XVIe siècle.
Au sens strict, saint Savin est donc plutôt un saint ermite qu’un saint missionnaire. Il a vécu seul, a beaucoup prié après avoir reçu une formation au monastère de Ligugé. Mais manifestement, le fait qu’il ait choisi de se retirer dans les montagnes, encore alors vénérées par des païens, qu’il ait tenu des années (13 ?) dans la fidélité au Seigneur par la prière et la louange, dans la pauvreté radicale aussi, dans le célibat, a dû toucher les cœurs. Il a été missionnaire par rayonnement et par témoignage de vie.
C’est sans doute pour cela que non seulement, un aveugle serait venu le toucher sur son brancard. C’’est aussi pour cela qu’il aurait rapidement été considéré comme un saint.
DES SAINTS EVANGELISATEURS, MODELES POUR LA MISSION AUJOURD’HUI ?
Nous pouvons voir des similitudes entre les évangélisateurs de nos régions et saint Savin.
Il y a un attachement à une vie de prière de type monastique. Pensons aux monastères de Lobbes, Fosses, Moustier, Nivelles, Celles, Nassogne (saint Monon), Saint-Hubert, Stavelot, Malmedy, Saint-Trond, Andenne, Amay.
Nous pouvons aussi constater des différences. Chez nous, l’évangélisation se fait par les voyages et visites des évêques dans leur diocèse.
La vie communautaire, comme en Bigorre, existe aussi.
CONCLUSION
Il est difficile de faire une comparaison sérieuse entre l’évangélisation de la Bigorre et celle de nos régions en s’appuyant sur l’étude du seul saint Savin, d’autant que sa biographie est loin d’être certifiée. Mais nous avons la chance de constater ici qu’une seule recette universelle n’existe pas.
Dans ce lieu, on peut aussi penser aux moines de Tibhirine en Algérie. Passionnés de Dieu et des hommes, ils ont vécu ensemble la prière, l’amour de Dieu, et le service des frères par le partage de leur terre avec les villageois, partage de leur talent avec frère Luc, le médecin.
Ce n’est pas un modèle unique, mais c’est sans doute un modèle qui peut inspirer nos communautés chrétiennes en s’ouvrant davantage à ce qui se vit autour d’eux !
Abbé Fabrice de Saint Moulin,
Doyen d’Ans
P.S. Les photos illustrant cet article viennent du diaporama préparé par Gaby pour les pèlerins n’ayant pu accompagner l’excursion : merci à elle !
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Comme l’explique l’abbé Fabrice de Saint Moulin :
La célébration que nous allons vivre en cette fin d’après-midi va sans doute vous surprendre. Même pour les habitués de Lourdes, elle va être une nouveauté !
Si nous avons répondu à l’invitation (à venir à Lourdes), ce peut être parce que celui qui nous en a parlé était convainquant ! C’est peut-être parce que j’ai une mission à remplir, mais c’est souvent aussi parce que j’attends quelque chose… On attend tous un miracle à Lourdes ! Un bon pélé, une grâce, une guérison. Parfois, on vient parce qu’on est épuisé, vidé, que la vie est trop difficile. On voudrait tellement souvent récriminer contre Dieu ou contre la vie. Ce soir, nous sommes invités à oser dire au Seigneur ce qui est pénible, lourd, difficile dans notre vie. Le chant que nous venons de chanter : Je sais que tu veux mon bonheur paraît parfois inchantable, tant on doute parfois que Dieu veuille notre bonheur. La célébration voudrait nous aider à pouvoir tous chanter avec conviction que oui, Dieu veut notre bonheur ! Prenons conscience de sa présence aimante et prions-le !
Avant les démarches individuelles, l’abbé Fabrice de Saint Moulin a prononcé cette brève homélie :
Comme les ouvriers de la première heure de la Parabole, nous avons souvent le sentiment que la vie n’est pas juste, voire que Dieu Lui-même est injuste avec nous ! Nous ne comprenons pas que nous recevions si peu en retour. Le return par rapport à notre investissement, par rapport à nos efforts, est déficitaire. Pourquoi tant d’épreuves, tant de souffrances, tant de peine, tant de méhins !
Nous avons l’impression de faire de notre mieux et pourtant, nous souffrons parfois d’une insatisfaction. Surtout quand nous voyons que la vie semble sourire à d’autres… L’évangile que nous venons d’entendre n’a bien sûr pas pour but de dire à ceux qui souffrent de se résigner, sinon la remarque de Marx disant que la religion est l’opium du peuple, qu’elle l’endort, serait juste ! Non, Jésus veut faire comprendre aux Juifs -qui récriminent parce qu’il offre son amour aux pécheurs qui viennent de se convertir- que Dieu aime tout le monde. Il n’aime pas plus les croyants de la première heure que ceux qui accueillent son amour bien plus tard ! La bonne nouvelle de cette parole, c’est que le Christ révèle un Père qui aime tout le monde immensément. Il aime les chrétiens qui vivent leur foi depuis longtemps, comme les jeunes ou les adultes qui découvrent à peine le Christ ! Mais ils rappellent aussi que la foi ne doit pas être vécue comme une pénitence ou comme un labeur ! Si j’aime quelqu’un, je vais faire les choses sans compter ma peine. Pensons aux jeunes parents qui se relèvent la nuit pour leur petit enfant !
Nous sommes donc tous aimés et invités à répondre à cet amour. Sans doute, quand nous souffrons, nous avons tendance à nous replier sur nous, à voir tout en noir et à ne plus croire en cet amour de Dieu. De grands souffrants deviennent parfois incroyants en n’imaginant pas que si Dieu existe, il puisse tolérer cela ou ne rien faire. Il nous faut contempler le crucifié pour comprendre sa manière de nous rejoindre. Il se place au cœur de notre souffrance. Il l’habite de son amour pour nous et il nous invite à nous attacher à lui, dans la confiance et la fragilité pour emprunter le chemin de la résurrection.
Frères et sœurs, si nous marchons avec un caillou dans une chaussure, on ne voit plus ni le paysage, ni la route, ni ceux qui marchent avec nous, ni le Seigneur qui porte notre sac avec nous… Dans cette célébration, nous allons être invités à déposer notre caillou. Bien sûr, c’est symbolique ! Mais nous voulons au début de ce pèlerinage mettre un mot sur le fardeau qui nous écrase, le problème qui nous tracasse. Nous pouvons le confier au Seigneur en déposant un caillou qui le représente ou en allant le dire, si nous le voulons à un écoutant. L’objectif n’est ni de se confesser, nous en aurons l’occasion demain matin, mais de laisser le Seigneur mettre le doigt sur ce qui nous fait mal, telle une maman soignant son enfant. La personne à qui nous confierons notre souci, notre souffrance n’est ni psychologue ni conseillère spirituelle, mais frère ou sœur sur le chemin. Elle priera avec nous ou à notre intention en confiant ce qui nous pèse au Seigneur.
Enfin nous pouvons, comme les jeunes le font à Taizé, aller vers la croix et poser un geste de confiance. Nous pouvons poser la main sur la croix, appuyer notre front pour confier ces soucis qui nous pèsent ou avoir un temps de contemplation du crucifié.
Durant ce temps d’intériorité, nous sommes invités à ne pas seulement penser à nos soucis, mais à confier aussi les souffrances des autres. Nous pouvons même demander que le Seigneur féconde nos souffrances pour qu’elles ne soient pas stériles ou vaines. Qu’il nous donne de les vivre en l’aimant et en aimant les autres. Nous pouvons aussi lui demander la grâce de retourner à la fin de notre pèlerinage avec un autre regard sur ce qui nous écrasait en arrivant ici.
Que le Seigneur habite notre démarche !
Abbé Fabrice de Saint Moulin,
Doyen d’Ans
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haben sie teilgenommen
Kreuzweg
Rosenkranzgebet
… gab es die Möglichkeit zu einer Fahrt nach Bartrès, einer Messe in Poueyferré mit anschließendem…
… einer Fahrt zum Tourmalet mit Pic du Midi
Besuch der Cité St. Pierre
Aber auch das Lebenszeugnis eines Pilgers, der über sein persönliches Schicksal berichtet hat, wurde von vielen mit Interesse angenommen.
Dazu gab es immer wieder die Möglichkeit zum geselligen Beisammensein und zu Gesprächen.
Ein weiterer Höhepunkt war die Begegnung mit dem Lütticher Bischof Jean-Pierre Delville.
Einen wertvollen Beitrag zum Gelingen der Pilgerfahrt leistete auch in diesem Jahr wieder die Ichtusgruppe, Jugendliche, die eine Woche ihrer Ferienzeit zur Verfügung stellen, um älteren und gehbehinderten Menschen in Lourdes zur Seite zu stehen. Ihre Hilfsbereitschaft, ihr fröhliches und stets gut gelauntes Auftreten hat für viele Pilger die Fahrt erst möglich gemacht.
Im kommenden Jahr findet die Pilgerfahrt nach Lourdes vom 15.-22. August statt.
Informationen und Anmeldungen ab Januar 2016 bei Vroni Jacobs, Tel. 080/340265 nach 19.00 Uhr.
Text: Lothar Klinges – Fotos: Guido Heuschen: vielen Dank!
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Am Wochenende (22. und 23. August!) sind 177 Ostbelgier wohlbehalten und froh von ihrer Pilgerreise nach Lourdes zurückgekehrt. Mit dem Flugzeug und in drei Bussen waren sie eine Woche vorher aufgebrochen, in Lourdes die Erfahrung von Gemeinschaft, Hilfsbereitschaft und Glaubensvertiefung zu machen. So unterschiedlich die Beweggründe zu diesem „Abenteuer“ auch waren, eines hatten alle gemeinsam: Jeder sollte etwas von sich in diese Gemeinschaft hineingeben. Das Jahresthema von Lourdes lautet: „Lourdes – die Freude der Sendung“. So wurden die Pilger schon durch die Anreise im Bus miteinander vertraut, durch die verschiedenen Angebote wuchsen sie immer mehr zusammen. Sowohl an den Aktivitäten des Bistums:
Eröffnungsmesse
Sakramentprozession
Grottenmesse
Lichterprozession
…
Text: Lothar Klinges – Fotos: Guido Heuschen: vielen Dank!
Quentin (11 ans), qui entre à l’école secondaire, et joue, en famille (lui, son père et son grand-père) au tennis de table, est venu à Lourdes avec ses grands-parents paternels. Ce voyage lui a été offert pour sa profession de foi : cadeau qui lui avait été proposé et qu’il a accepté car il avait entendu parler du pèlerinage et il a été tenté par la découverte.
C’est extra !
Je ne pensais pas prier tout le temps et je pensais que mes grands-parents et moi resterions ensemble. Et puis, j’ai vite vu qu’il y avait d’autres personnes extraordinaires comme vous, me dit-il, en pensant à toutes les hospis -bien sûr.
J’ai beaucoup aimé le contact avec le groupe de l’hôtel, où l’ambiance était extra ! J’ai beaucoup aimé les célébrations et je ne m’attendais pas à cette organisation. J’étais très ému lors de mon premier passage à la Grotte.
Je vais en parler autour de moi. Ce que je viens de vivre (il met la main sur son cœur) est une expérience à reproduire. Je m’entends mieux avec des personnes adultes qu’avec des ados.
J’aime aider les personnes que j’aime il suffit de me le demander. On m’appelle et j’arrive !
Un très chouette petit bonhomme avec qui tous les résidents de l’hôtel Gloria ont passé d’excellents moments ! Aimant aider, comme il le dit, il a brancardé avec ses grands-parents. Et l’on voyait bien que, durant les temps de réflexion en soirée, il était très ému…
Jacqueline (92 ans) est mère de 4 enfants, elle a 12 petits-enfants et… 28 arrière-petits-enfants, qu’elle les connaît tous ! Elle a déjà participé cinq fois à un pèlerinage à Lourdes, la première en 1957 ; ensuite, deux fois avec le groupement national et international des veuves (8000 personnes !) ; une fois aussi avec des amis.
Cette fois, nous dit-elle, j’ai gagné le voyage et je suis venue avec une amie avec qui j’ai travaillé des années en Afrique.
Je suis très impressionnée par toute cette foule de toutes les nationalités à la Grotte, en silence, ça n’arrête pas… Le chemin de croix que nous avons fait dans la prairie a été un moment fort du pélé. J’ai vécu des choses extraordinaires que je n’oublierai jamais -et mon amie non plus.
L’équipe était toujours là et bien présente ! J’ai beaucoup aimé l’intégration des personnes malades avec les autres pèlerins. Et nous avons été chouchoutés par les jeunes qui nous brancardaient. Je n’avais jamais vécu cela auparavant !
C’est un cadeau de venir à Lourdes où on vit l’évangile, priorité donnée aux pauvres et aux plus faibles…
Un grand merci aussi au Père Thoma avec son humour et ses dessins !
Brigitte de Fays,
Hôtel Gloria
Et grand merci à Brigitte pour ses interviews et ses photos !
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Dernière étape de la célébration : Monseigneur invite les moins valides de notre assemblée à prier pour les hospitaliers qu’il bénit.
Pour clôturer la célébration, l’abbé Vervier propose enfin à tous les participants d’échanger leur signet, manifestant ainsi notre fraternité et notre joie de vivre ce pélé !
Monseigneur : Comme il n’y a pas de mission en Église sans la prière des autres, nous demandons maintenant aux personnes moins valides de prier pour les hospitalières et hospitaliers…
En raison de mon âge ou de ma maladie, j’éprouve des difficultés à me déplacer ou à entendre ou à comprendre… Seul(e), je ne pourrais pas envisager de partir de chez moi…
Arrivé(e), ici, je ne peux que me réjouir de vivre ce pèlerinage et de participer à toutes les activités ; c’est pourquoi je voudrais remercier ceux qui sont là pour m’aider et prier pour eux !
Bénis, Seigneur, ceux qui comprennent mon pas hésitant et ma main qui tremble,
Bénis ceux qui savent qu’aujourd’hui mes oreilles vont peiner pour entendre et mes yeux pour voir,
Bénis ceux qui acceptent aussi mon esprit qui travaille au ralenti
Bénis ceux qui, en souriant, s’arrêtent un moment pour bavarder avec moi
Bénis ceux qui, par leur amour, embellissent chaque jour, chaque instant de ce pèlerinage…
Que tous les aidants qui sont à notre service soient, eux aussi, écoutés quand ils sont dans la peine et reçoivent des paroles encourageantes. Que le souvenir des bons moments partagés ici embellisse leurs journées, renouvelle leur enthousiasme et contribue à leur bonheur.
André : Pour signifier cette complicité entre personnes moins valides et aidants, j’invite tous ceux qui ont un signet de couleur à l’échanger avec un signet d’une autre couleur, et ce, juste après la bénédiction que nous donne maintenant Monseigneur…
Bénédiction, par Mgr Jean-Pierre Delville
Vous qui porterez ces insignes qui expriment votre attachement aux malades,
je vous envoie en invitant à témoigner de cette expérience très enrichissante
pour vous-mêmes et pour nos amis, les malades,
et en vous souhaitant beaucoup de bonheur dans la poursuite de votre engagement.
Je demande au Seigneur de vous bénir avec l’insigne que vous venez de recevoir.
Seigneur,
répands ta bénédiction sur celles et ceux qui te serviront fidèlement
dans la personne de nos frères et sœurs malades.
Qu’ils soient des signes visibles de ton amour et des témoins actifs de l’Évangile.
Garde-les et bénis-les.
Et vous, chers Hospitalières et Hospitaliers, devenez chaque jour davantage,
à Lourdes et ailleurs, des mainteneurs de l’espérance.
Que l’esprit de service vous anime toujours pour faire grandir l’homme,
dans l’esprit de Notre-Dame, Servante du Seigneur!
Après la bénédiction donnée par notre évêque, les derniers applaudissements ont enthousiasmé l’assemblée, les « collègues » des jubilaires se sont précipités pour les féliciter et les flashs ont crépité !
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Dernière étape de cette célébration !
Bernadette : Que s’avancent enfin ceux qui reçoivent cette année, en signe de fidélité, un insigne, qui témoigne de leurs 18 années au service des malades. Nous voulons vous remercier pour tout ce que vous avez donné et partagé, nous voulons vous féliciter, c’est-à-dire contribuer à votre félicité, à votre bonheur et à tout ce qui est né dans ces multiples rencontres. Soyons reconnaissants pour ce que vous avez apporté, soyons reconnaissants pour tout ce qui a été partagé et pour toutes les amitiés nouvelles, inattendues et néanmoins profondes. Viens te réjouir, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.
Anne, Lucia, Florence et Dany
Charles Defaaz, au nom du Groupe du Frère Georges, a pris la parole pour expliquer l’absence de Dany Maassen : inscrit au pèlerinage, celui-ci a dû se désister pour des raisons de santé.
Ce moment était particulièrement émouvant.
En effet, sachant que Dany était en soins palliatifs à cette époque, notre pèlerinage a décidé de lui remettre, même en son absence, la médaille pour ses années de service. Quelques jours après notre retour de Lourdes, nous avons appris le décès de Dany, à qui la médaille avait été remise in extremis… Rendons grâce à Dieu pour sa vie de service et de dévouement, et prions pour son épouse qui, comme Dany, aurait dû recevoir sa médaille d’or lors du pèlerinage.
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Troisième phase de cette célébration : Monseigneur reçoit la consécration des hospitaliers dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes et leur remet un insigne d’argent.
Bernadette : Que s’avancent maintenant celles et ceux qui souhaitent redire leur engagement dans leur service aux malades ici à Lourdes :
Gilles COLLINS
Bernard LOHR
Nicolas MADOU
René MULLER
Carine SCHINS
Sylvie TOSSOU BOCO
Anne-Marie WINTGENS-NUSSBAUM
Monseigneur : C’est la 6ème fois que vous participez à un pèlerinage à Lourdes en vous mettant au service des malades et vous souhaitez confirmer votre engagement dans l’Hospitalité. En accompagnant nos frères et sœurs moins valides, en leur apportant tout le soin nécessaire, en leur accordant toute votre attention, vous les portez, non seulement physiquement, mais aussi moralement et/ou spirituellement. Vous les servez en voyant peut-être en eux, le visage du Christ. Voulez-vous confirmer cette attitude où votre disponibilité, votre attention, votre bienveillance sont des cadeaux que vous proposez aux malades afin que ceux-ci puissent vivre leur démarche de pèlerinage dans la paix, la sérénité et la fraternité ?
Réponse de chacun : Oui !
Monseigneur : Convaincu que tout ce qui est donné avec sincérité fait grandir l’homme, convaincu que tout ce qui est fait au plus petit parmi les frères est fait au Christ lui-même, je vous invite à dire cette charte d’engagement, cet acte de réponse libre et gratuit à l’appel de Marie et du Seigneur lui-même.
Dans le cadre du pèlerinage, j’ai découvert que mes qualités peuvent être mises au service des malades.
Ma patience, ma disponibilité, mon écoute, mes compétences suscitent la confiance et la sérénité
dans le cœur des malades.
J’ai découvert aussi qu’accompagner les malades m’apporte joie et paix.
Oui, je souhaite poursuivre dans cette voie afin qu’ensemble,
nous puissions grandir en fraternité et en humanité.
Sainte Marie, Mère de Dieu, tu es apparue 18 fois à Bernadette, dans la Grotte de Lourdes,
pour rappeler aux chrétiens les merveilles et les exigences de l’Évangile.
Apprends-moi à travailler au réconfort des malades et de tous ceux qui souffrent,
à la fraternité et à la paix entre les hommes.
Aide-moi à accueillir, dans la joie et la simplicité, tous les bienfaits de ces rencontres.
Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous. Sainte Bernadette, aide-nous.
Monseigneur : Je reçois avec gratitude votre engagement dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes et vous remets cet insigne : qu’il soit le symbole de la complicité entre les malades et vous. Qu’il soit un rappel de tout ce que vous vivez, de tout ce que vous partagez, de tout le chemin que vous parcourez ensemble pour vous grandir mutuellement, ici à Lourdes, auprès de Marie et Bernadette.
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Deuxième partie de la célébration : Monseigneur Delville a accueilli les hospitaliers qui le souhaitaient dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes.
Bernadette a repris la parole :
Nous allons remettre à certains hospitaliers et hospitalières un signe en rapport avec la fidélité de leur service aux malades, ici, à Lourdes. Les signes sont là pour nous aider à découvrir le sens caché d’une réalité invisible. Ils nous rappellent le sens du message de Marie à Bernadette.
Bernadette,
A Lourdes, tu as vécu les joies et les épreuves familiales. Tu as vu Marie 18 fois dans le rocher. Tu as témoigné avec détermination de ce que tu as vu et cru, toi, l’humble servante que Marie avait regardée comme une personne. Tu as répondu à l’appel du Seigneur, désireuse, comme Lui, de donner ta vie pour ses amis. Aujourd’hui encore, tu nous enseignes l’amour et le service quand tu nous dis: Il suffit d’aimer.
Monseigneur, puis-je vous demander de remettre aux hospitaliers que nous allons appeler le signe de leur engagement?
Bernadette : Que s’avancent celles et ceux qui vont être accueillis et s’engager pour servir les pèlerins et les malades…
Mathieu BALDEWIJNS
Nicolas BASTIN
Clémence BOVY
Béatrice REGINSTER-COLLART
Fabienne ULRICI-STAINIER
Monseigneur, s’adressant aux hospitaliers : Animés par le désir de servir et de rencontrer les malades, vous êtes venus plusieurs fois avec notre pèlerinage à Lourdes. Nous sommes heureux de vous accueillir dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, afin que vous continuiez à servir dans la joie.
Voulez-vous être accueilli(e) dans l’Hospitalité belge à Notre-Dame de Lourdes et continuer à être au service des malades ?
Réponse : Oui !
Monseigneur : Confiant dans la sincérité et la vérité de votre OUI, au nom de l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, je vous remets cet insigne, symbole de votre attachement aux malades. Qu’il vous soit un rappel de la joie que vous donnez à vos frères et sœurs malades, qu’il vous rappelle également tout ce que vous recevez des personnes malades et handicapées, ici à Lourdes auprès de Marie et de Bernadette.
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