Textes du jour, méditation et prière de saint Jean-Paul II pour fêter l’Immaculée Conception : Marie, veille sur tous les pèlerins qui viennent vers toi, bénie sois-tu !
Fête de l’Immaculée Conception – Livre de la Genèse 3,9-15.20Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les…
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Ha ! Je ne vous cache pas que j’ai toujours le cœur en fête et en joie depuis mon retour de Lourdes… Je garde tant de bons souvenirs des rencontres, des partages, des célébrations, des marches… qu’il est bon de vivre en frères et sœurs et de nous rendre proches les uns des autres…
Sans doute en sommes-nous encore à nous remémorer les bons moments, la prière à la grotte, les fous rire, la disponibilité de tous, le pas de danse de notre évêque au milieu des jeunes… et j’en passe et des meilleures… et cette joie qui était au cœur de nos rencontres.
Qu’ajouteriez-vous encore ?
Mais vient aussi le moment de raconter ce que nous avons vécu, partagé, reçu… Les moments forts, les rencontres, le sens du service, le sourire des personnes âgées et malades… Je célébrais ce dimanche à Saint-Vincent et j’ai commencé mon homélie en racontant Lourdes et, à la fin de la messe, un petit garçon, Moïse 10 ans, s’est approché, tout seul, de moi et m’a dit Je veux m’inscrire pour aller à Lourdes… Le témoignage est important, notre évêque nous le rappelle souvent… Un peu comme les disciples d’Emmaüs qui sont retournés à Jérusalem pour raconter ce qui leur était arrivé.
Vous savez, pour moi, ce n’est pas le nombre de pèlerins qui compte, mais ce qui compte, c’est de voir des jeunes, des enfants, des adultes… heureux d’avoir vécu intensément des journées fortes en émotion, en amitié et d’avoir pu découvrir le visage d’une Église jeune et vivante. Et cela je ne voudrais pas ne pas l’offrir au plus grand nombre.
Personnellement, Lourdes m’a apporté tellement depuis tant d’années que je ne cesserai jamais de vouloir en faire le cadeau au plus grand nombre…
Et vous ?
Merci pour votre présence et votre participation… bonne reprise !
Abbé Baudouin Charpentier,
Directeur du Pèlerinage
Vous trouverez ci-dessous le déroulement de la célébration, préparé par l’équipe d’aumônerie de notre hospitalité (Gaby Pinckers et l’abbé André Vervier), que nous remercions chaleureusement pour le formidable travail accompli pour animer tant de temps de méditation, rencontre, échange, prière, etc.
Introduction : (Bernadette Charlier et/ou Benoît Georges)
Bienvenue Monseigneur, bienvenue à vous tous, chers pèlerins…
Nous sommes réunis ici, en ce jour, pour prendre conscience de petites merveilles dans nos vies…
Dans l’Évangile de la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth, l’attitude de l’une et de l’autre pourra nous servir de fil conducteur dans cette célébration. La visite de Marie n’est pas une visite protocolaire, ni la visite amicale d’une parente, Marie est venue chez sa cousine afin de se mettre à son service.
Aujourd’hui, c’est également le service de certains d’entre nous que nous voulons relever… Ceux-ci peuvent se réjouir d’être animés d’une certaine disposition au service, d’une certaine attention à l’égard de ceux qui sont dans le besoin, et concrètement de nos frères et sœurs malades.
De la rencontre entre Marie et Élisabeth naît une joie intense… Le service des uns pour les autres est source d’une joie profonde. Nous avons tous certainement éprouvé cette joie intérieure qui naît en nous après avoir donné quelque chose de nous-mêmes pour un autre.
La joie unissant jeunes et moins jeunes, valides et moins valides, est perceptible partout. Les uns et les autres cheminent ensemble, joyeusement, dans une même démarche qui apporte sérénité et bien-être…, sous le regard bienveillant du Seigneur avec Marie et Bernadette.
Enfin, Marie et Élisabeth se révèlent l’une à l’autre la profondeur de leur vie. Elles nous font comprendre que nous avons besoin les uns des autres… Cette relation fraternelle laisse transparaître qui nous sommes, des enfants bien-aimés du Père.
Oui, l’expérience nous l’a montré de multiples fois, les amitiés qui se créent ainsi font des miracles… Nous pouvons être des mains, des bras, des cœurs qui aident Dieu à accomplir ses prodiges, parfois cachés. La complicité qui se vit entre les moins valides et leurs aidants révèle les qualités de chacun… ainsi, que les bienfaits que celles-ci apportent… Les jeunes apportent leur sourire et leur spontanéité, les aînés apportent leur expérience et leur sagesse, les hospitaliers et brancardiers apportent leur disponibilité, leur serviabilité…
Avec un peu de recul, nous découvrons nos attitudes et nos actes comme étant des signes de l’Amour de Dieu agissant dans le monde… et, en particulier, au pélé.
C’est dans ce sens que nous voulons re-connaître les services rendus par des hospitalières et hospitaliers depuis un certain nombre d’années. Que ce soit par la générosité de leur cœur, que ce soit par amitié à l’égard des moins valides, que ce soit pour vivre leur foi dans le concret de la vie, ils vivent une semaine de leurs vacances au service des moins valides, en complicité avec les personnes malades ou âgées.
Faisons mémoire de l’amour avec lequel le Seigneur a réchauffé le cœur des uns et des autres en persévérant dans la joie… Rendons grâces et remercions chacun pour sa présence bienveillante… Ouvrons nos yeux pour découvrir les merveilles que ces amitiés et ces services font apparaître dans nos vies…
Oraison lue par Monseigneur
Dieu notre Père, lors de sa rencontre avec sa cousine Élisabeth, Marie exulte de joie sous l’action de l’Esprit. Nous qui chantons Magnificat, fais-nous découvrir à quel renversement, notre foi nous appelle. Donne-nous d’annoncer, par toute notre vie, ton amour pour ceux que le monde nomme les petits et les pauvres et ta fidélité jusqu’aux siècles des siècles. Amen.
Lecture de l’Évangile selon st Luc : La Visitation (lue par André)
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur.
Marie dit alors : Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Homélie de notre évêque
Rituel proprement dit
Introduction (Bernadette) : Nous allons remettre à certains hospitaliers et hospitalières un signe lié à la fidélité de leur service aux malades, ici, à Lourdes. Les signes sont là pour nous aider à découvrir le sens caché d’une réalité invisible. Ils nous rappellent le sens du message de Marie à Bernadette.
Bernadette,
À Lourdes, tu as vécu les joies et les épreuves familiales. Tu as vu Marie 18 fois dans le rocher. Tu as témoigné avec détermination de ce que tu as vu et cru, toi, l’humble servante que Marie avait regardée comme une personne. Tu as répondu à l’appel du Seigneur, désireuse, comme Lui, de donner ta vie pour tes amis. Aujourd’hui encore, tu nous enseignes l’amour et le service quand tu nous dis : Il suffit d’aimer.
Monseigneur, puis-je vous demander de remettre aux hospitaliers que nous allons appeler le signe de leur engagement ?
Bernadette : Que s’avancent celles et ceux qui vont être accueillis et s’engager pour servir les pèlerins et les malades…
Patrick BRASSEUR
Brigitte BRONNE-de FAYS
Marie-Muriel de BORREKENS
Alexandre DELCOURT
Ghislaine de SENY-PONCELET
Grégory DUPONT
Rita GIELEN
Jean-Philippe LEGRAND
Marie-Julienne LOMBARD
Régine MEULENYSER
Sabine MEULENYSER
Alexia PIERRET
Monseigneur : Animés par le désir de servir et de rencontrer les malades, vous êtes venus plusieurs fois avec notre pèlerinage à Lourdes. Nous sommes heureux de vous accueillir dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, afin que vous continuiez à servir dans la joie.
Monseigneur : Voulez-vous être accueilli(e) dans l’Hospitalité belge à Notre-Dame de Lourdes et continuer à être au service des malades ?
Réponse : Oui !
Monseigneur : Confiant dans la sincérité et la vérité de votre OUI, au nom de l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes, je vous remets cet insigne, symbole de votre attachement aux malades. Qu’il vous soit un rappel de la joie que vous donnez à vos frères et sœurs malades, qu’il vous rappelle également tout ce que vous recevez des personnes malades et handicapées, ici à Lourdes auprès de Marie et de Bernadette.
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Bernadette (et/ou Benoît) : Que s’avancent maintenant celles et ceux qui souhaitent redire leur engagement dans leur service aux malades ici à Lourdes.
Brigitte LOMBARD
Béatrice REGINSTER-COLLART
Fabienne STAINIER
Julie VANHEYSTE
Marc VERWILGHEN
Monseigneur : C’est la 6ème fois que vous participez à un pèlerinage à Lourdes en vous mettant au service des malades et vous souhaitez confirmer votre engagement dans l’Hospitalité. En accompagnant nos frères et sœurs moins valides, en leur apportant tout le soin nécessaire, en leur accordant toute votre attention, vous les portez, non seulement physiquement, mais aussi moralement et/ou spirituellement. Vous les servez en voyant peut-être en eux, le visage du Christ. Voulez-vous confirmer cette attitude où votre disponibilité, votre attention, votre bienveillance sont des cadeaux que vous proposez aux malades afin que ceux-ci puissent vivre leur démarche de pèlerinage dans la paix, la sérénité et la fraternité ?
Réponse de chacun : Oui !
Monseigneur : Convaincu que tout ce qui est donné avec sincérité fait grandir l’homme, convaincu que tout ce qui est fait au plus petit parmi les frères est fait au Christ lui-même, je vous invite à dire cette charte d’engagement, cet acte de réponse libre et gratuit à l’appel de Marie et du Seigneur lui-même.
Dans le cadre du pèlerinage, j’ai découvert que mes qualités peuvent être mises au service des malades. Ma patience, ma disponibilité, mon écoute, mes compétences suscitent la confiance et la sérénité dans le cœur des malades. J’ai découvert aussi qu’accompagner les malades m’apporte joie et paix. Oui, je souhaite poursuivre dans cette voie afin qu’ensemble, nous puissions grandir en fraternité et en humanité.
Sainte Marie, Mère de Dieu, tu es apparue 18 fois à Bernadette, dans la Grotte de Lourdes, pour rappeler aux chrétiens les merveilles et les exigences de l’Evangile.
Apprends-moi à travailler au réconfort des malades et de tous ceux qui souffrent, à la fraternité et à la paix entre les hommes. Aide-moi à accueillir, dans la joie et la simplicité, tous les bienfaits de ces rencontres.
Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous. Sainte Bernadette, aide-nous.
Monseigneur : Je reçois avec gratitude votre engagement dans l’Hospitalité belge de Notre-Dame de Lourdes et vous remets cet insigne : qu’il soit le symbole de la complicité entre les malades et vous. Qu’il soit un rappel de tout ce que vous vivez, de tout ce que vous partagez, de tout le chemin que vous parcourez ensemble pour vous grandir mutuellement, ici à Lourdes, auprès de Marie et Bernadette.
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Bernadette (et/ou Benoît) : Que s’avancent enfin celles qui reçoivent cette année, en signe de fidélité, un insigne (d’or), qui témoigne de leurs 18 années au service des malades. Nous voulons vous remercier pour tout ce que vous avez donné et partagé, nous voulons vous féliciter, c’est-à-dire contribuer à votre félicité, à votre bonheur et à tout ce qui est né dans ces multiples rencontres. Soyons reconnaissants pour ce que vous avez apporté, soyons reconnaissants pour tout ce qui a été partagé et pour toutes les amitiés nouvelles, inattendues et néanmoins profondes. Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom.
Caroline DESCHUYTENEER
Laurence SERVAIS
Monseigneur : Comme il n’y a pas de mission en Église sans la prière des autres, nous demandons maintenant aux personnes moins valides de prier pour les hospitalières et hospitaliers…
En raison de mon âge ou de ma maladie, j’éprouve des difficultés à me déplacer ou à entendre ou à comprendre… Seul(e), je ne pourrais pas envisager de partir de chez moi…
Arrivé(e), ici, je ne peux que me réjouir de vivre ce pèlerinage et de participer à toutes les activités… c’est pourquoi je voudrais remercier ceux qui sont là pour m’aider… et prier pour eux !
Bénis, Seigneur, ceux qui comprennent mon pas hésitant et ma main qui tremble,
Bénis ceux qui savent qu’aujourd’hui mes oreilles vont peiner pour entendre et mes yeux pour voir,
Bénis ceux qui acceptent aussi mon esprit qui travaille au ralenti
Bénis ceux qui, en souriant, s’arrêtent un moment pour bavarder avec moi
Bénis ceux qui, par leur amour, embellissent chaque jour, chaque instant de ce pèlerinage…
Que tous les aidants qui sont à notre service soient, eux aussi, écoutés quand ils sont dans la peine et reçoivent des paroles encourageantes. Que le souvenir des bons moments partagés ici embellisse leurs journées, renouvelle leur enthousiasme et contribue à leur bonheur.
André : Pour signifier cette complicité entre personnes moins valides et aidants, j’invite tous ceux qui ont un signet de couleur à l’échanger avec un signet d’une autre couleur, et ce, juste après la bénédiction que nous donne maintenant Monseigneur…
Bénédiction (Monseigneur)
Vous qui porterez ces insignes qui expriment votre attachement aux malades, je vous envoie en invitant à témoigner de cette expérience très enrichissante pour vous-mêmes et pour nos amis, les malades et en vous souhaitant beaucoup de bonheur dans la poursuite de votre engagement.
Je demande au Seigneur de vous bénir avec l’insigne que vous venez de recevoir.
Seigneur, répands ta bénédiction sur celles et ceux qui te serviront fidèlement dans la personne de nos frères et sœurs malades. Qu’ils soient des signes visibles de ton amour et des témoins actifs de l’Évangile. Garde-les et bénis-les.
Et vous, chers Hospitalières et Hospitaliers, et vous tous ici présents, devenez chaque jour davantage, à Lourdes et ailleurs, des mainteneurs de l’espérance.
Que l’esprit de service vous anime toujours… pour faire grandir l’homme, dans l’esprit de Notre-Dame, Servante du Seigneur ! Et moi, je vous bénis au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen !
Et, enfin, quelques photos pour exprimer la joie des participants à la célébration !
P.S. Merci à Liliane R. pour le reportage de cet événement !
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L’ange du Seigneur apparut à Marie – Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Je suis la servante du Seigneur – Qu’il me soit fait selon ta parole.
Je vous salue, Marie, …
Et le Verbe s’est fait chair – Et il a habité parmi nous.
Je vous salue, Marie, …
Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu – Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.
Le célébrant :
Nous vous en prions, Seigneur, répandez votre grâce en nos âmes afin que, ayant connu, par l’annonce de l’ange, l’incarnation de votre fils Jésus, nous parvenions, par sa passion et par sa croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen !
Les photos sont prises au retour de la procession vers la basilique, depuis l’autre côté du Gave.
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Le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, prononce l’homélie de la messe internationale du 20 août 2017 à Lourdes, dans la basilique Saint-Pie-X
Homélie de S.E. le cardinal Jozef De Kesel,
archevêque de Malines-Bruxelles
pour le 20ème dimanche du Temps ordinaire,
Lourdes, Basilique Saint-Pie-X, 20 août 2017
Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus s’est retiré dans la région de Tyr et de Sidon, en terre païenne. Vient à lui une femme. Elle n’est pas juive. Elle vient pour sa fille. Aie pitié, Seigneur, Fils de David. Mais pas de réponse. Les disciples interviennent mais eux aussi sans résultat. Mais elle ne se rend pas. Seigneur, viens à mon secours, dit-elle. Réponse de Jésus : Je ne peux donner le pain des enfants aux petits chiens. Une parole dure et apparemment définitive. Et voilà que la femme continue. Quelle foi et quelle audace, et en même temps quelle humilité et quelle délicatesse. Elle ne conteste pas ce que Jésus vient de lui dire. Elle ne demande pas le pain. Mais les miettes qui tombent de la table, destinées aux petits chiens. Jésus est perplexe, il n’a plus rien à dire et il se rend. Qu’elle est grande, cette foi. Quelle force derrière cette prière. Je ne connais pas d’endroit dans l’évangile où quelqu’un arrive à faire changer Jésus d’avis si ce n’est cette femme païenne.
L’Église naissante n’a pas oublié la demande de cette femme. Parce qu’elle était, elle aussi, confrontée au problème de cette femme : est-ce que les païens sont exclus du salut ? Ou doivent-ils devenir juifs, eux aussi, avant de recevoir la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ? Vous savez comment cette question, décisive pour l’avenir de l’Église, a bouleversé l’Église primitive. C’est surtout saint Paul qui l’a aidée à opérer le discernement, lui qui est devenu l’apôtre des païens. Après la résurrection et par l’effusion de l’Esprit, la prière de cette femme a été exaucée : le pain des enfants est donné à tous ceux qui croient en Christ, juifs et païens. C’est le Ressuscité qui ouvre la porte de sa maison devenue maison de prière pour tous les peuples.
Vrienden, het is pas na de verrijzenis en door de uitstorting van de Geest dat het gebed van deze vrouw is verhoord en wordt het brood gegeven niet alleen aan de kinderen maar aan allen die in Christus geloven, Joden en heidenen. Met Pasen wordt de profetie van Jesaja vervuld en wordt de Kerk een huis van gebed voor alle volkeren. Dankzij Christus hebben ook wij dus toegang tot dat huis. Het gebed van deze vrouw is ook ons geluk geworden. Ook wij, ook al behoren wij niet tot het huis van Israël, krijgen het brood van de kinderen. Dat leert ons vandaag het evangelie. God heeft ons als zijn eigen kinderen aangenomen. Dat is ook het hart van het evangelie: tot onze vreugde en ons geluk. Magnificat anima nostra omdat Hij welwillend neerziet op de kleinheid van zijn kinderen.
Cari amici, solo dopo la risurrezione e l’effusione dello Spirito Santo, la preghiera della donna è stata esaudita ed il pane distribuito -non soltanto ai figli ma a tutti coloro che credono in Cristo, ebrei e pagani. A Pasqua la profezia di Isaia si è avverata e la Chiesa divenne casa di preghiera per tutti i popoli. Quindi grazia a Cristo, anche noi abbiamo accesso a questa casa. La preghiera della donna è diventata per noi fonte di salvezza. Anche noi, pur non appartenendo alla casa d’Israele, riceviamo il pane dei figli. Questo ce lo insegna il Vangelo oggi: Dio ci ha accolti come figli suoi. È il cuore del Vangelo: per la nostra gioia e felicità. Magnificat anima nostra, perché Dio ha guardato con benevolenza l’umiltà dei suoi figli.
Dear Friends, its only after the resurrection and trough the coming of the Holy Spirit that the prayer of this woman is answered and bread given not only to the children, but to all who believe in Christ, Jew and heathen. At Easter, the prophecy of Isaiah was fulfilled, and the Church became a house of prayer for all peoples. We too may enter this house thanks to Christ. It’s also the result of the prayer of that woman! Although we do not belong to the children of Israel we do receive the children’s bread. This is the Gospel’s message for us today. God has adopted us as his own children. This is the heart of the Gospel, and to our great joy and happiness! Magnificat anima nostra! Our soul magnifies the Lord, for he has looked with favor on the lowliness of his children.
Jozef, Cardinal De Kesel,
Archevêque de Malines-Bruxelles
Quelques photos de la célébration qui accueillait des milliers de pèlerins !
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Mardi 22 août 2017 – Jésus est retrouvé au Temple
(Luc 2,41-52)
Sur le chemin du retour, Marie cherche son Fils.
Car déjà, Il échappe à sa famille de la terre, pour demeurer dans la maison du Père.
Nous aussi, rentrons chez nous, pour y retrouver nos préoccupations terrestres.
Emportons donc ce que l’Esprit nous a insufflé et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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Premier pèlerinage : la présentation de Jésus au Temple ; Jésus, petit bébé, est amené à Jérusalem par Marie et Joseph pour y être consacré au Seigneur (Lc 2,22-38).
Le deuxième pèlerinage de Jésus se déroule lorsqu’il a douze ans et qu’il va à Jérusalem avec ses parents ; il reste à Jérusalem et on le retrouve enseignant au Temple (Lc 2,41-50).
Troisième pèlerinage de Jésus, inattendu celui-là, mais toujours à Jérusalem (Lc 4,9-12) : Jésus est emmené par le diable sur le sommet du temple de Jérusalem pour y être tenté.
Quatrième pèlerinage, le plus important : celui qui va du ch. 9,51 au ch. 23 de Luc, la montée de Jésus vers Jérusalem.
… pour lire la suite de la conférence, ouvrez ce document : 2017-08-19 – Conférence de Mgr Jean-Pierre Delville – Les pèlerinages de Jésus à Jérusalem
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À Jérusalem, Marie a présenté son Fils au Temple.
Cet Enfant vient de Dieu et, déjà, Marie le rend à Dieu.
Nous qui vivons prisonniers en nous-mêmes, demandons à Marie de nous décentrer, afin que le Christ nous délivre.
Laissons-nous donc réconcilier par le Christ et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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Dans la basilique Saint-Pie-X, pour cause de mauvais temps, la procession eucharistique était très « belge », ce samedi 19 août : l’archevêque de Malines-Bruxelles, Son Eminence le cardinal Jozef De Kesel, présidait la procession. Il était accompagné par Mgr Jan De Bie, évêque auxiliaire émérite de Malines-Bruxelles, et Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.
Deux diacres liégeois escortaient le Cardinal : Roland De Stoop et Jean-Luc Oste (photo ci-dessus). Et au moins deux lecteurs étaient issus de l’archevêché : l’abbé Jehison Herrera Rios et Koen Jacobs, diacre (photo ci-dessous).
Les drapeaux, quant à eux, marchaient du même pas à travers la basilique.
Apparemment, nos malades n’étaient pas (encore ?) rassemblés, mais répartis tout autour du podium.
Quid des chanteurs ? Au moins un Liégeois !

L’arrivée du Saint-Sacrement et les invocations
Seigneur, guéris-nous ! Seigneur, éclaire-nous !
L’adoration eucharistique silencieuse, partiellement dans la pénombre
La bénédiction du Saint-Sacrement
Mgr De Kesel a longuement béni toutes les personnes présentes, avec une attention toute particulière aux malades. C’est toujours un moment très fort de la célébration.
Enfin, le Saint-Sacrement est reconduit au tabernacle, et la procession des acolytes, diacres, prêtres, évêques et cardinal, repart vers la sacristie du fond de la basilique, précédée des drapeaux qui lui font une haie d’honneur, tandis que l’assemblée se disperse.
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et la joie étaient au rendez-vous
L’évangile choisi pour ce jour était celui de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, toutes deux enceintes de manière inattendue (pour Elisabeth déjà avancée en âge), ou miraculeuse (pour Marie).
L’abbé Eric de Beukelaer, notre prédicateur, nous a invités à multiplier les visitations à faire et à recevoir entre nous, au cours de ce pèlerinage, mais aussi dans notre vie quotidienne. En faisant attention aux visitations que nous n’attendons pas et à côté desquelles nous risquerions de passer -faute d’y voir un signe du Seigneur.
Devant toute l’assemblée, Kevin a fait sa profession de foi, à l’invitation de l’abbé Baudouin Charpentier.
Les intentions, comme les lectures avant elles et l’ensemble de la célébration, y compris les chants, ont été proclamées en deux langues, français et allemand… vous reconnaîtrez facilement les intervenants germanophones grâce à leur long foulard de couleur grenat !
Antoine a reçu sa première communion des mains de notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville : le regard qu’ils échangent sort tout droit de l’évangile !
La communion a ensuite été distribuée par de nombreux célébrants, toujours sous une pluie battante, et heureusement protégés par de grands parapluies blancs -ce qui permettait aussi de savoir où ils étaient !
Et, à la fin de la messe, à la Grotte où attend déjà le groupe suivant, la pluie n’a pas encore cessé : elle n’empêche pas la joie des participants, ni celle de notre évêque…
… saluant le groupe Latitude renforcé par des chanteurs germanophones, qui a « enchanté » la célébration !