Mais c’est vraiment l’écoute de la Parole de Dieu qui a été l’élément essentiel qui a donné la consistance à ce pèlerinage… une Parole vivante accueillie comme nourriture et interpellation.
« C’est une expérience qui me marquera à vie » disait une participante.
« Je n’ai jamais vécu un tel pèlerinage, aussi fort » disait un autre pèlerin…
On ne sort pas « indemne » d’un pèlerinage en Terre Sainte…

A faire une fois dans sa vie !
En 2019, les Amis de Galilée prendront le relais. En 2020, un prochain pèlerinage diocésain sera proposé après le 20 avril….
Avis aux amateurs -non d’émotions fortes- mais d’une démarche personnelle et communautaire de sens et de foi sur des chemins de vie et d’espérance…
« Nous avons besoin que vous veniez chez nous, que vous nous visitiez » n’ont cessé de nous dire nos interlocuteurs.
« Soutenez-nous ». Ces mots résonnent comme des appels à continuer à visiter la Terre Sainte et à nous rendre proches des Communautés chrétiennes locales.
Baudouin Charpentier
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Récemment un jeune me posait cette question dans sa lettre demandant le sacrement de confirmation : Dieu m’entend-il ? Sans doute avait-il quelque fois l’impression que Dieu est sourd ou aux abonnés absents. C’est vrai que nous vivons dans un monde où il faut être constamment connecté et avoir des réponses dans la minute et être atteignable à tout moment… Il en va autrement avec Dieu.
Comment Dieu n’entendrait-il pas ses enfants ? Il est un Père qui veille.
Comment Dieu pourrait-il se tenir à l’écart de notre humanité ? Il envoie Jésus pour visiter la terre et l’habiter de sa présence.
Non, Dieu n’a pas déserté notre humanité, il nous aide à l’assumer, à réaliser en plénitude notre condition d’hommes et de femmes… J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances, je suis descendu pour le délivrer… (Exode 3,7-8). Non Dieu n’est pas aux abonnés absents… Dieu veille !
Voici peu, un ami africain me faisait découvrir la belle expression biblique : la main de Dieu. Ces mots reviennent 125 fois dans les Écritures. Il me disait qu’il voyait la main de Dieu agissante, accueillante, compatissante… rien à voir avec un diktat, une autorité absolue qui dirigerait le destin du monde… Les âmes des justes sont dans la main de Dieu (Sagesse 3,1). La main de Dieu est celle qui nous a façonnés, qui nous conduit, dans laquelle nous pouvons nous reposer. Croire que ma vie est dans la main de Dieu ne me déresponsabilise pas mais me donne de l’assurance ; la main de Dieu témoigne de sa force qui agit pour aider, et soutenir ceux qui veulent œuvrer pour un monde plus juste, plus fraternel.
Quand nous déposerons l’enfant dans la crèche, nous regarderons les mains de Jésus tendues comme un appel à le suivre et à lui faire confiance. Car ses mains sont celles de la tendresse, de l’accueil, de la miséricorde… Mains qui relèvent, qui soignent, qui réconfortent, qui soutiennent. Que nos mains se fassent aussi accueil, miséricorde, tendresse…
Bon Avent et joyeux Noël !
Abbé Baudouin Charpentier
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Mardi 22 août 2017 – Jésus est retrouvé au Temple
(Luc 2,41-52)
Sur le chemin du retour, Marie cherche son Fils.
Car déjà, Il échappe à sa famille de la terre, pour demeurer dans la maison du Père.
Nous aussi, rentrons chez nous, pour y retrouver nos préoccupations terrestres.
Emportons donc ce que l’Esprit nous a insufflé et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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À Jérusalem, Marie a présenté son Fils au Temple.
Cet Enfant vient de Dieu et, déjà, Marie le rend à Dieu.
Nous qui vivons prisonniers en nous-mêmes, demandons à Marie de nous décentrer, afin que le Christ nous délivre.
Laissons-nous donc réconcilier par le Christ et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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Dimanche 20 août 2017 – NoëlÀ Bethléem, Marie a mis au monde le Sauveur de toutes les nations.
Marie, c’est notre étoile du berger, qui brille pour inviter à suivre les sentiers de la crèche. Afin de nous prosterner devant ce Tout-Petit, qui porte l’univers.
Accueillons donc cet Enfant pour l’offrir au monde et, avec Marie, nous proclamerons Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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Samedi 19 août 2017 – VisitationDans les montagnes de Juda, Marie a visité Elisabeth, sa cousine. Ici, à la grotte à Lourdes, Marie a visité Bernadette.
Dans l’Église, elle visite ceux qui l’invoquent. Une visite de Marie, c’est le souffle de l’Esprit qui caresse nos âmes.
Afin de nous inspirer les pensées mêmes de son Fils. Laissons-nous donc visiter par l’Esprit et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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À Nazareth, l’ange annonce à Marie le plan de Dieu. Elle répond Fiat ! – Qu’il se fasse en moi, selon la parole du Très-Haut !
Nous sommes venus à Lourdes nous mettre à l’école de celle qui se mit à l’école du Ciel. Afin de -comme elle- être à l’écoute du message que l’ange nous fait.
Ici à Lourdes, accueillons donc les annonciations de Dieu et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Abbé Eric de Beukelaer
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Chers Frères et Sœurs,
Comme nous, la vierge Marie est une pèlerine : un jour elle a quitté Nazareth et est allée en Judée dans la maison de deux saints : sainte Elisabeth, enceinte de saint Jean-Baptiste (Lc 1,39) ! Tout pèlerinage est un chemin de vision et de guérison. Ainsi, Marie a parcouru un chemin ; elle a eu la vision de ce qui lui arrivait et l’a proclamé dans son Magnificat : Le Puissant fit pour moi des merveilles ! Et elle a vécu la guérison, au sens où elle s’est sentie relevée par Dieu : Il s’est penché sur son humble servante, ajoute-t-elle.
Ces exclamations de la vierge Marie (Lc 1,48-49) nous encouragent aujourd’hui encore ! Dans notre époque marquée par l’indifférence et par le Bof ! Marie nous encourage par son enthousiasme. Elle nous invite à faire aussi un chemin de vision et de guérison.
Son chant du Magnificat n’est cependant pas une réponse à l’ange qui lui annonce qu’elle sera enceinte et que son enfant sera appelé fils de Dieu. À l’ange, Marie dit humblement : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.
Par contre, sa joie éclate quand elle rencontre sa cousine Elisabeth. Bienheureuse celle qui a cru ! lui dit Elisabeth. Mon âme exalte le Seigneur ! répond Marie. Ce qui enthousiasme Marie, c’est sa rencontre avec une autre femme enceinte, Elisabeth.
Ce qui l’émerveille, c’est la reconnaissance de sa vieille cousine, à qui elle rend service, en la visitant.
Ce qui donne la joie aux deux femmes, c’est de sentir les deux enfants en leur sein, et spécialement le petit Jean-Baptiste, qui sursautait dans le sein de sa mère Elisabeth.
La joie naît de ces deux naissances attendues qui sont comme des guérisons du corps. La joie est née aussi de la vision d’avenir pour toute l’humanité que donnent ces deux naissances. La joie provient enfin de l’ambiance de service et de fraternité qui règne entre les deux femmes.
Ici à Lourdes, la joie naît aussi de nos guérisons intérieures et extérieures ; de la vision d’avenir pour notre vie, vue à la lumière de Dieu ; et de l’ambiance de service, qui nous est communiquée par les autres pèlerins. Car le pèlerin est toujours en attente d’une joie dans sa vie, d’une guérison, d’une amélioration de sa situation et d’une vision d’avenir. Il est confiant dans la force du Seigneur et dans l’amitié avec les autres.
Ouvrons donc nos cœurs à la joie qui nous est donnée ici à Lourdes et découvrons les grandes choses que le Seigneur fait pour nous. Chacun de nous pourra alors dire comme Marie, la pèlerine : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
+ Jean-Pierre Delville,
Évêque de Liège
Le téléphone « chauffe » au secrétariat… on fait les étiquettes et on prépare les derniers envois aux participants. Travail de l’ombre mais ô combien nécessaire.
Les groupes s’organisent et peaufinent leur programme. Ils sont nombreux à s’être inscrits par leur intermédiaire. Les responsables d’hôtel préparent ce qui leur reste à penser pour que chacun se sente bien accueilli. Les hospitaliers se réjouissent déjà d’accompagner les malades… Bref, chacun met la main à la pâte pour que ce rendez-vous annuel soit une réussite pour tous.
Les responsables de l’animation liturgique ont préparé des célébrations vivantes dans lesquelles chacun pourra se retrouver.
C’est donc d’un même élan et avec beaucoup de joie que, tous, nous nous préparons à nous accueillir les uns les autres, dans la simplicité, la fraternité et la prière.
Un pèlerinage à Lourdes n’est pas une simple sortie de vacances pour prendre l’air et se changer les idées. C’est un vrai rendez-vous avec le Seigneur, à l’invitation de Marie. Avec elle, nous sommes déjà dans la joie car le Seigneur fait pour nous des merveilles. Le pèlerinage est une vraie démarche de foi : nous ne sommes pas des « errants » mais des pèlerins chercheurs de Dieu et d’un sens à donner à notre vie.
Qu’il en soit encore ainsi cette année.
Abbé Baudouin Charpentier,
Vicaire Episcopal
Il nous adresse quelques mots sur le thème de cette année à Lourdes : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !
Quand tout va bien dans une vie, il est confortable de louer Dieu pour ses merveilles… Quoi que –paradoxalement– c’est souvent à ce moment-là que, grisés par le succès, beaucoup oublient le Seigneur.
Quand, par contre, les vents et courants sont contraires et que la vie est tissée de souffrances physiques ou mentales… Comment encore louer Dieu ? Il est trop facile de répondre en quelques belles phrases. Je préfère le témoignage de cette pasteure française, qui fut gravement malade, et déclara sur les ondes de RCF : Durant ma maladie, je n’arrivais plus à prier. Mais je savais que beaucoup priaient pour moi. Et cela m’aidait énormément.
Alors oui, notre diocèse part en pèlerinage à Lourdes pour que nous puissions prier ensemble -les uns pour les autres. Et surtout, pour ceux qui n’arrivent plus à prier.
À chacun, je laisse cette belle prière du Bienheureux John-Henry Newman. Une supplique, composée alors que sa vie cheminait dans le brouillard :
Conduis-moi, douce lumière, À travers les ténèbres qui m’encerclent.
Conduis-moi, toi, toujours plus avant !
Garde mes pas : je ne demande pas à voir déjà Ce qu’on doit voir là-bas ; un seul pas à la fois.
C’est bien assez pour moi. Je n’ai pas toujours été ainsi. Et je n’ai pas toujours prié.
Pour que tu me conduises, toi, toujours plus avant.
J’aimais choisir et voir mon sentier ; mais maintenant : Conduis-moi, toi, toujours plus avant !
Si longuement ta puissance m’a béni ! Sûrement elle saura encore.
Me conduire toujours plus avant.
Par la lande et le marécage, sur le rocher abrupt et le flot du torrent
jusqu’à ce que la nuit s’en soit allée…
Conduis-moi, douce lumière, Conduis-moi, toujours plus avant !
À Lourdes, notre Bonne Mère du Ciel nous attend. Elle connut le silence de l’Annonce, la joie de la Crèche, la douleur de la Croix, la gloire du matin de Pâques, le feu de la Pentecôte. À travers tous ces événements, son cœur resta fermement ancré dans son Fiat !, ponctué de cette candide louange : Le Seigneur fit pour moi des merveilles.
Notre-Dame de Lourdes, nous confions à votre cœur maternel, notre pèlerinage diocésain.
Et tout particulièrement celui de nos sœurs et frères malades.
Abbé Eric de Beukelaer
P.S. L’abbé Eric de Beukelaer tient tout au long de l’année un site internet très actif, que nous vous recommandons !
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