Dieu m’entend-il ?

Récemment un jeune me posait cette question dans sa lettre demandant le sacrement de confirmation : Dieu m’entend-il ? Sans doute avait-il quelque fois l’impression que Dieu est sourd ou aux abonnés absents. C’est vrai que nous vivons dans un monde où il faut être constamment connecté et avoir des réponses dans la minute et être atteignable à tout moment… Il en va autrement avec Dieu.

Comment Dieu n’entendrait-il pas ses enfants ? Il est un Père qui veille.

Comment Dieu pourrait-il se tenir à l’écart de notre humanité ? Il envoie Jésus pour visiter la terre et l’habiter de sa présence.

Non, Dieu n’a pas déserté notre humanité, il nous aide à l’assumer, à réaliser en plénitude notre condition d’hommes et de femmes… J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances, je suis descendu pour le délivrer… (Exode 3,7-8). Non Dieu n’est pas aux abonnés absents… Dieu veille !

Voici peu, un ami africain me faisait découvrir la belle expression biblique : la main de Dieu. Ces mots reviennent 125 fois dans les Écritures. Il me disait qu’il voyait la main de Dieu agissante, accueillante, compatissante… rien à voir avec un diktat, une autorité absolue qui dirigerait le destin du monde… Les âmes des justes sont dans la main de Dieu (Sagesse 3,1). La main de Dieu est celle qui nous a façonnés, qui nous conduit, dans laquelle nous pouvons nous reposer. Croire que ma vie est dans la main de Dieu ne me déresponsabilise pas mais me donne de l’assurance ; la main de Dieu témoigne de sa force qui agit pour aider, et soutenir ceux qui veulent œuvrer pour un monde plus juste, plus fraternel.

Quand nous déposerons l’enfant dans la crèche, nous regarderons les mains de Jésus tendues comme un appel à le suivre et à lui faire confiance. Car ses mains sont celles de la tendresse, de l’accueil, de la miséricorde… Mains qui relèvent, qui soignent, qui réconfortent, qui soutiennent. Que nos mains se fassent aussi accueil, miséricorde, tendresse…

Bon Avent et joyeux Noël !

Abbé Baudouin Charpentier

Se remémorer et raconter…

Ha ! Je ne vous cache pas que j’ai toujours le cœur en fête et en joie depuis mon retour de Lourdes… Je garde tant de bons souvenirs des rencontres, des partages, des célébrations, des marches… qu’il est bon de vivre en frères et sœurs et de nous rendre proches les uns des autres…

Sans doute en sommes-nous encore à nous remémorer les bons moments, la prière à la grotte, les fous rire, la disponibilité de tous, le pas de danse de notre évêque au milieu des jeunes… et j’en passe et des meilleures… et cette joie qui était au cœur de nos rencontres.

Qu’ajouteriez-vous encore ?

Mais vient aussi le moment de raconter ce que nous avons vécu, partagé, reçu… Les moments forts, les rencontres, le sens du service, le sourire des personnes âgées et malades… Je célébrais ce dimanche à Saint-Vincent et j’ai commencé mon homélie en racontant Lourdes et, à la fin de la messe, un petit garçon, Moïse 10 ans, s’est approché, tout seul, de moi et m’a dit Je veux m’inscrire pour aller à Lourdes… Le témoignage est important, notre évêque nous le rappelle souvent… Un peu comme les disciples d’Emmaüs qui sont retournés à Jérusalem pour raconter ce qui leur était arrivé.

Vous savez, pour moi, ce n’est pas le nombre de pèlerins qui compte, mais ce qui compte, c’est de voir des jeunes, des enfants, des adultes… heureux d’avoir vécu intensément des journées fortes en émotion, en amitié et d’avoir pu découvrir le visage d’une Église jeune et vivante. Et cela je ne voudrais pas ne pas l’offrir au plus grand nombre.

Personnellement, Lourdes m’a apporté tellement depuis tant d’années que je ne cesserai jamais de vouloir en faire le cadeau au plus grand nombre…

Et vous ?

Merci pour votre présence et votre participation… bonne reprise !

Abbé Baudouin Charpentier,
Directeur du Pèlerinage

19 août : messe à la Grotte

La pluie 🙂 et la joie étaient au rendez-vous
à la Grotte de Massabielle,
ce samedi 19 août à 8h30,
pour notre messe annuelle aux pieds de Marie

L’évangile choisi pour ce jour était celui de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, toutes deux enceintes de manière inattendue (pour Elisabeth déjà avancée en âge), ou miraculeuse (pour Marie).

Abbé Willy Margraff

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