Récent témoignage en Terre Sainte

Densité, intériorité, profondeur… ces mots revenaient souvent lors du pèlerinage diocésain en Terre Sainte. Les 45 pèlerins ont vécu ce séjour avec beaucoup d’enthousiasme et de générosité appréciant les marches dans le désert, aux sources de Jourdain ou aux abords du Lac de Tibériade ; les célébrations ressourçantes dans des lieux parfois inattendus ; les rencontres avec des témoins locaux investis dans le dialogue intercommunautaire, les visites aux communautés chrétiennes locales. La diversité des journées a permis de vivre une réelle expérience de foi, fraternelle et formatrice et en totale sécurité.

Mais c’est vraiment l’écoute de la Parole de Dieu qui a été l’élément essentiel qui a donné la consistance à ce pèlerinage… une Parole vivante accueillie comme nourriture et interpellation.

« C’est une expérience qui me marquera à vie »  disait une participante.

 

« Je n’ai jamais vécu un tel pèlerinage, aussi fort » disait un autre pèlerin…

On ne sort pas « indemne » d’un pèlerinage en Terre Sainte…

jerusalem

A faire une fois dans sa vie !

En 2019, les Amis de Galilée prendront le relais. En 2020, un prochain pèlerinage diocésain sera proposé après le 20 avril….

Avis aux amateurs -non d’émotions fortes- mais d’une démarche personnelle et communautaire de sens et de foi sur des chemins de vie et d’espérance…

« Nous avons besoin que vous veniez chez nous, que vous nous visitiez » n’ont cessé de nous dire nos interlocuteurs.

« Soutenez-nous ». Ces mots résonnent comme des appels à continuer à visiter la Terre Sainte et à nous rendre proches des Communautés chrétiennes locales.

 

Baudouin Charpentier

 

 

Dieu m’entend-il ?

Récemment un jeune me posait cette question dans sa lettre demandant le sacrement de confirmation : Dieu m’entend-il ? Sans doute avait-il quelque fois l’impression que Dieu est sourd ou aux abonnés absents. C’est vrai que nous vivons dans un monde où il faut être constamment connecté et avoir des réponses dans la minute et être atteignable à tout moment… Il en va autrement avec Dieu.

Comment Dieu n’entendrait-il pas ses enfants ? Il est un Père qui veille.

Comment Dieu pourrait-il se tenir à l’écart de notre humanité ? Il envoie Jésus pour visiter la terre et l’habiter de sa présence.

Non, Dieu n’a pas déserté notre humanité, il nous aide à l’assumer, à réaliser en plénitude notre condition d’hommes et de femmes… J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances, je suis descendu pour le délivrer… (Exode 3,7-8). Non Dieu n’est pas aux abonnés absents… Dieu veille !

Voici peu, un ami africain me faisait découvrir la belle expression biblique : la main de Dieu. Ces mots reviennent 125 fois dans les Écritures. Il me disait qu’il voyait la main de Dieu agissante, accueillante, compatissante… rien à voir avec un diktat, une autorité absolue qui dirigerait le destin du monde… Les âmes des justes sont dans la main de Dieu (Sagesse 3,1). La main de Dieu est celle qui nous a façonnés, qui nous conduit, dans laquelle nous pouvons nous reposer. Croire que ma vie est dans la main de Dieu ne me déresponsabilise pas mais me donne de l’assurance ; la main de Dieu témoigne de sa force qui agit pour aider, et soutenir ceux qui veulent œuvrer pour un monde plus juste, plus fraternel.

Quand nous déposerons l’enfant dans la crèche, nous regarderons les mains de Jésus tendues comme un appel à le suivre et à lui faire confiance. Car ses mains sont celles de la tendresse, de l’accueil, de la miséricorde… Mains qui relèvent, qui soignent, qui réconfortent, qui soutiennent. Que nos mains se fassent aussi accueil, miséricorde, tendresse…

Bon Avent et joyeux Noël !

Abbé Baudouin Charpentier

Marie nous envoie

Mardi 22 août 2017 – Jésus est retrouvé au Temple
(Luc 2,41-52)

Sur le chemin du retour, Marie cherche son Fils.

Car déjà, Il échappe à sa famille de la terre, pour demeurer dans la maison du Père.

Nous aussi, rentrons chez nous, pour y retrouver nos préoccupations terrestres.

Emportons donc ce que l’Esprit nous a insufflé et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !

Abbé Eric de Beukelaer