20 août : Angélus à la Grotte

À l’issue de la messe internationale
à la basilique Saint-Pie-X,
toute la procession des bannières,
acolytes, diacres, prêtres,
évêques et cardinal s’est dirigée vers la Grotte,
où a été récité l’Angélus

L’ange du Seigneur apparut à Marie – Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Je suis la servante du Seigneur – Qu’il me soit fait selon ta parole.

Je vous salue, Marie, …

Et le Verbe s’est fait chair – Et il a habité parmi nous.

Je vous salue, Marie, …

Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu – Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Le célébrant :
Nous vous en prions, Seigneur, répandez votre grâce en nos âmes afin que, ayant connu, par l’annonce de l’ange, l’incarnation de votre fils Jésus, nous parvenions, par sa passion et par sa croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen !


Les photos sont prises au retour de la procession vers la basilique, depuis l’autre côté du Gave.

 

20 août : Qu’elle est grande, cette foi !

Le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, prononce l’homélie de la messe internationale du 20 août 2017 à Lourdes, dans la basilique Saint-Pie-X

Homélie de S.E. le cardinal Jozef De Kesel,
archevêque de Malines-Bruxelles
pour le 20ème dimanche du Temps ordinaire,
Lourdes, Basilique Saint-Pie-X, 20 août 2017

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus s’est retiré dans la région de Tyr et de Sidon, en terre païenne. Vient à lui une femme. Elle n’est pas juive. Elle vient pour sa fille. Aie pitié, Seigneur, Fils de David. Mais pas de réponse. Les disciples interviennent mais eux aussi sans résultat. Mais elle ne se rend pas. Seigneur, viens à mon secours, dit-elle. Réponse de Jésus : Je ne peux donner le pain des enfants aux petits chiens. Une parole dure et apparemment définitive. Et voilà que la femme continue. Quelle foi et quelle audace, et en même temps quelle humilité et quelle délicatesse. Elle ne conteste pas ce que Jésus vient de lui dire. Elle ne demande pas le pain. Mais les miettes qui tombent de la table, destinées aux petits chiens. Jésus est perplexe, il n’a plus rien à dire et il se rend. Qu’elle est grande, cette foi. Quelle force derrière cette prière. Je ne connais pas d’endroit dans l’évangile où quelqu’un arrive à faire changer Jésus d’avis si ce n’est cette femme païenne.

L’Église naissante n’a pas oublié la demande de cette femme. Parce qu’elle était, elle aussi, confrontée au problème de cette femme : est-ce que les païens sont exclus du salut ? Ou doivent-ils devenir juifs, eux aussi, avant de recevoir la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ? Vous savez comment cette question, décisive pour l’avenir de l’Église, a bouleversé l’Église primitive. C’est surtout saint Paul qui l’a aidée à opérer le discernement, lui qui est devenu l’apôtre des païens. Après la résurrection et par l’effusion de l’Esprit, la prière de cette femme a été exaucée : le pain des enfants est donné à tous ceux qui croient en Christ, juifs et païens. C’est le Ressuscité qui ouvre la porte de sa maison devenue maison de prière pour tous les peuples.

Vrienden, het is pas na de verrijzenis en door de uitstorting van de Geest dat het gebed van deze vrouw is verhoord en wordt het brood gegeven niet alleen aan de kinderen maar aan allen die in Christus geloven, Joden en heidenen. Met Pasen wordt de profetie van Jesaja vervuld en wordt de Kerk een huis van gebed voor alle volkeren. Dankzij Christus hebben ook wij dus toegang tot dat huis. Het gebed van deze vrouw is ook ons geluk geworden. Ook wij, ook al behoren wij niet tot het huis van Israël, krijgen het brood van de kinderen. Dat leert ons vandaag het evangelie. God heeft ons als zijn eigen kinderen aangenomen. Dat is ook het hart van het evangelie: tot onze vreugde en ons geluk. Magnificat anima nostra omdat Hij welwillend neerziet op de kleinheid van zijn kinderen.

Cari amici, solo dopo la risurrezione e l’effusione dello Spirito Santo, la preghiera della donna è stata esaudita ed il pane distribuito -non soltanto ai figli ma a tutti coloro che credono in Cristo, ebrei e pagani. A Pasqua la profezia di Isaia si è avverata e la Chiesa divenne casa di preghiera per tutti i popoli. Quindi grazia a Cristo, anche noi abbiamo accesso a questa casa. La preghiera della donna è diventata per noi fonte di salvezza. Anche noi, pur non appartenendo alla casa d’Israele, riceviamo il pane dei figli. Questo ce lo insegna il Vangelo oggi: Dio ci ha accolti come figli suoi. È il cuore del Vangelo: per la nostra gioia e felicità. Magnificat anima nostra, perché Dio ha guardato con benevolenza l’umiltà dei suoi figli.

Dear Friends, its only after the resurrection and trough the coming of the Holy Spirit that the prayer of this woman is answered and bread given not only to the children, but to all who believe in Christ, Jew and heathen. At Easter, the prophecy of Isaiah was fulfilled, and the Church became a house of prayer for all peoples. We too may enter this house thanks to Christ. It’s also the result of the prayer of that woman! Although we do not belong to the children of Israel we do receive the children’s bread. This is the Gospel’s message for us today. God has adopted us as his own children. This is the heart of the Gospel, and to our great joy and happiness! Magnificat anima nostra! Our soul magnifies the Lord, for he has looked with favor on the lowliness of his children.

Jozef, Cardinal De Kesel,
Archevêque de Malines-Bruxelles

Quelques photos de la célébration qui accueillait des milliers de pèlerins !

 

Marie nous envoie

Mardi 22 août 2017 – Jésus est retrouvé au Temple
(Luc 2,41-52)

Sur le chemin du retour, Marie cherche son Fils.

Car déjà, Il échappe à sa famille de la terre, pour demeurer dans la maison du Père.

Nous aussi, rentrons chez nous, pour y retrouver nos préoccupations terrestres.

Emportons donc ce que l’Esprit nous a insufflé et, avec Marie, nous proclamerons : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !

Abbé Eric de Beukelaer