Les fêtes se suivent, mais se ressemblent-elles ?

Comme vous le savez, à Liège, on aime faire la fête 🙂

Ce mardi 19 août, soirée dite « de l’hospitalité » : jeunes et moins jeunes, moins valides, hospitaliers et brancardiers s’étaient donné rendez-vous à Notre-Dame de Joie, la salle du cinquième étage de l’Accueil Saint-Frai

 

La chorale des Mi-Graves (c’est-à-dire aussi mi-joyeux 😉 ?) animait cette soirée sur un thème important qui pouvait toucher chacun : avec la foi, on peut faire des miracles. A Lourdes, pas de doute, les miracles, on connaît ! Le chant Avec la foi, qui vient du film Le Prince d’Egypte, était le fil conducteur de cette soirée.

Nous avons tant prié
Sans savoir qu’il nous entendrait
Dans nos cœurs un chant d’espoir
Sans oser trop y croire

Plus rien ne nous effraie
Bien qu’il y ait tant à redouter
On déplaçait des montagnes
Sans savoir qu’on le pouvait

On peut faire des miracles avec la foi
Gardons espoir, il faut y croire
La foi peut faire tomber tous les obstacles
La foi fait faire tant de miracles
On en fait quand on croit

En ces temps de terreur
Quand la prière est souvent vaine
L’espoir est l’oiseau d’été, toujours vite envolé

Pourtant moi je demeure
Le cœur empli de joie sereine
J’ai la foi je n’ai plus peur
Je vais vers le bonheur

Dans Notre-Dame de Joie remplie à craquer, la chorale a chanté, fait chanter et… fait réfléchir.

C’est ainsi qu’une hospitalière, Huberte, a témoigné de l’épreuve familiale traversée dans la foi.

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Nous sommes une famille comme les autres, 4 enfants, croyante comme toutes les familles. Quelques bobos, petites blessures, petites fractures rythmaient notre quotidien.

Puis, ce 16 août 2000, en pleine fête de famille, notre plus jeune fils, âgé de 16 ans, fait un plongeon dans une petite piscine –avec de graves conséquences. À l’hôpital, les mots tombent : Votre fils est tétraplégique !

Tout s’écroule ! Mais qu’est qu’on a fait au Bon Dieu pour que cela nous arrive ?

Ensuite, vient notre première visite aux soins intensifs pour voir Vincent. Il était là, couché sur un lit, complètement amaigri, avec des tuyaux partout autour de son lit, sous respirateur, et j’en passe…

Quand il nous a vus, il a souri, il a levé la main pour nous accueillir, comme pour nous dire : ça va aller, on va s’en sortir tous ensemble.

Je me suis dit : Il ne nous a pas abandonné, Il lui donne la force de lutter –je parle de Dieu !

Quelques jours après son accident, notre famille a organisé une messe à Banneux où je me suis rendue avec ma fille. Moment de célébration intense. En sortant de l’église, nous avons pris des nouvelles de Vincent et mon mari m’a dit : C’est bizarre, Vincent respire plus facilement…

À ce moment-là, je me suis dit que Dieu et Marie ne nous abandonnaient pas, ils allaient nous aider à surmonter ces moments difficiles.

Notre fils ne s’est jamais plaint, il ne s’est jamais fâché, il a avancé pour se reconstruire différemment, il savait qu’on priait pour lui et ça le réconfortait. Il s’est battu pour pouvoir récupérer et avoir de l’autonomie. Ça n’a pas toujours été facile, mais il n’a jamais perdu la foi.

Aujourd’hui, c’est en chaise roulante qu’il se déplace, en faisant parfois quelques frayeurs avec ses fameux wheelings. Il a fait de brillantes études universitaires, il a un travail avec des responsabilités, il a beaucoup d’amis et il a rencontré Laurence, une fille formidable qui l’a soutenu ; l’année passée, ils se sont mariés.

C’était une messe extraordinaire avec beaucoup de moments de prière et de chants, quel bonheur de les voir ainsi.

Alors, je me suis dit : si on n’avait pas la foi, aurait-on pu supporter toutes ces épreuves ? Une seule réponse me vient à l’esprit : le Seigneur ne nous a jamais abandonnés.

Je viens à Lourdes pour me ressourcer, parce que mon cœur de Maman est toujours blessé ; mais quelle fierté de l’avoir vu évoluer et de ne jamais renoncer !

Quand on a la foi, tout peut arriver !

Que d’émotion dans l’assemblée: un tel accident, ça peut arriver n’importe quand, à n’importe qui. A toi, à moi, demain ?

Alors, un chant a éclaté (les murs de tous les étages du bâtiment ont dû en vibrer sérieusement…) qui nous a tous donné du tonus : La Ballade des gens heureux -nous, quoi !

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Quelques petit pas de danse sur fond de lumière tamisée, un mot de notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, qu’il conclut par le chant du Je vous salue, Marie, sa bénédiction… et chacun s’est retiré après une journée bien remplie, dense de mille émotions, de fatigue heureuse.

Merci, les Mi-Graves, merci, les jeunes, merci, les moins jeunes, merci à tous !

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