19 août : Les 5 pèlerinages de Jésus à Jérusalem, conférence de Mgr Jean-Pierre Delville

Un des évangiles, celui selon saint Luc,
est bâti sur la notion même de pèlerinage, qu’il valorise, tout en la corrigeant.
On voit en effet dans Luc que Jésus fait
cinq voyages ou pèlerinages à Jérusalem

Premier pèlerinage : la présentation de Jésus au Temple ; Jésus, petit bébé, est amené à Jérusalem par Marie et Joseph pour y être consacré au Seigneur (Lc 2,22-38).

Le deuxième pèlerinage de Jésus se déroule lorsqu’il a douze ans et qu’il va à Jérusalem avec ses parents ; il reste à Jérusalem et on le retrouve enseignant au Temple (Lc 2,41-50).

Troisième pèlerinage de Jésus, inattendu celui-là, mais toujours à Jérusalem (Lc 4,9-12) : Jésus est emmené par le diable sur le sommet du temple de Jérusalem pour y être tenté.

Quatrième pèlerinage, le plus important : celui qui va du ch. 9,51 au ch. 23 de Luc, la montée de Jésus vers Jérusalem.

… pour lire la suite de la conférence, ouvrez ce document : 2017-08-19 – Conférence de Mgr Jean-Pierre Delville – Les pèlerinages de Jésus à Jérusalem

18 août : La joie de l’amour, conférence de Mgr Jean-Pierre Delville

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Notre évêque a donné, ce jeudi 18 août,
une présentation de l’exhortation apostolique
du pape François consacrée au couple et à la famille,
Amoris laetitia, La joie de l’amour

 

La famille à la lumière de la miséricorde selon le pape François

Voici le texte de sa conférence, que vous pouvez également télécharger en version pdf, à la fin de cet article.

Chers Amis,

Vous le savez sans doute, le thème de la famille est très important dans notre foi puisque c’est dans la famille qu’on donne la vie et qu’on développe l’amour : un enfant naît dans une famille et il y trouve l’amour qui va lui permettre de se développer plus tard. Ces deux dimensions sont unies dans le mariage : celui-ci est à la fois don de la vie et amour échangé.

Crise de la famille aujourd’hui

Mais dans notre culture ces deux dimensions subissent de grandes mutations, au point qu’on peut parler d’une crise de la famille : tout ce qui tourne autour de la naissance de l’enfant est lié au développement de la technique, qui permet de contrôler les naissances, entre autres par médicaments, ou même d’avorter sous opération ou de donner la vie en laboratoire (in vitro). Et tout ce qui tourne autour de l’amour est sujet à des grands changements de mentalités : on a tendance de plus en plus à vivre l’amour du couple en-dehors du mariage, on divorce plus souvent et plus facilement qu’autrefois, on conteste aussi la fidélité pour la vie, on découvre aussi la spécificité des personnes homosexuelles et des couples qu’elles peuvent former entre elles. Un autre aspect du changement de mentalité, c’est la condition de la femme : la femme devient enfin l’égale de l’homme ; et dans le couple, elle n’est plus soumise au bon vouloir de son mari en matière de fécondité, par exemple. Il y a une beaucoup plus grande autonomie des partenaires dans la vie de couple et la vie de famille. Cette évolution sur ces deux points : le don de la vie et l’amour vécu, aboutit aussi au fait qu’on dissocie ces deux éléments du mariage l’un de l’autre : on dissocie la fécondité de l’amour. L’amour, dira-t-on, peut se vivre indépendamment de la fécondité, indépendamment des enfants et de la famille ; et la fécondité peut se vivre indépendamment de l’amour : il y a ainsi des mères porteuses, qui acceptent de vivre une grossesse pour d’autres personnes. Ainsi, on peut parler à juste titre de crise de la famille ou de mutations dans la famille.

Réactions contradictoires dans l’Église

Face à ces évolutions, il y a deux attitudes opposées dans l’Église : une attitude conservatrice et une attitude libérale. La première attitude a tendance à dire : nous avons une doctrine qui remonte à Jésus concernant le mariage et la famille ; on doit donc y rester fidèle intégralement. L’attitude libérale dira : on doit évoluer avec son temps, d’ailleurs Jésus lui-même s’opposait aux lois tatillonnes des pharisiens de son époque et il a tout résumé dans le commandement de l’amour.

Ces deux attitudes opposées créent des tensions dans l’Église et des oppositions, qui risquent de déboucher sur des blocages, des contradictions et des exclusions mutuelles. Cela pose aussi beaucoup de problèmes concrets : les personnes divorcées remariées, par exemple, quelle place auront-elles dans l’Église et dans ses institutions ? ou les couples non mariés ? Cette situation engendre aussi une tension entre la théorie et la pratique, entre la réalité vécue et la doctrine. En plus de tout cela, il ne faudrait pas oublier le vécu quotidien des familles et des couples. Même dans des situations régulières, la vie familiale cause des tas de problèmes, en même temps qu’elle est source de grandes joies et de grand bonheur. Chaque famille, même la plus classique, est un peu une « histoire sacrée », parfois même un roman, avec la croissance des enfants, les aventures des adolescents, les hauts et les bas des parents, la présence des grands-parents, etc. Comment accompagner cette réalité quotidienne fondamentale pour tous ? Ce sont les problèmes classiques de la vie de famille, qui s’ajoutent aux nouveaux problèmes.

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Thérèse et François-Xavier : des patrons pour la mission ! Conférence du 21 août

Abbé Fabrice de Saint Moulin

L’abbé Fabrice de Saint Moulin, prédicateur de notre pèlerinage,
a partagé sa recherche et ses réflexions sur deux patrons de la mission,
sainte Thérèse de Lisieux et saint François-Xavier,
lors d’une conférence qu’il a donnée le jeudi 21 août à la Salle de la Forêt

 

J’ai (…) pensé à parler des deux saints patrons de la mission. Il y a plusieurs bonnes raisons pour partir d’eux. D’abord, ils sont deux : un homme et une femme. Il y a une jeune femme (morte à 24 ans) et un homme d’âge mûr (il meurt à 42 ans), il y a une contemplative et un apostolique.

Ensuite, ils ont des spiritualités différentes : ignacienne, marquée par l’activité apostolique et les Exercices spirituels, et carmélitaine.

Enfin, beaucoup de chrétiens aiment Thérèse de Lisieux et admirent saint François Xavier. J’aime moi-même beaucoup Thérèse de Lisieux qui m’a souvent touché dans ma vie de prêtre, et étant neveu d’un oncle jésuite missionnaire au Congo, je me dois un peu de parler de la Compagnie de Jésus !

Toutes ces qualités m’ont semblé intéressantes pour y puiser des enseignements pour vivre la mission dans la joie et rejoindre chacune et chacun des pèlerins -quel que soit son état de vie ou de santé.

Voilà comment notre conférencier a expliqué le choix du thème de son exposé, que vous pouvez lire dans son intégralité en cliquant sur ce lien : Thérèse de Lisieux et François-Xavier