Suivons Marie, pèlerine comme nous !

Message de notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville,
pour nous mettre en route !

Chers Frères et Sœurs,

Comme nous, la vierge Marie est une pèlerine : un jour elle a quitté Nazareth et est allée en Judée dans la maison de deux saints : sainte Elisabeth, enceinte de saint Jean-Baptiste (Lc 1,39) ! Tout pèlerinage est un chemin de vision et de guérison. Ainsi, Marie a parcouru un chemin ; elle a eu la vision de ce qui lui arrivait et l’a proclamé dans son Magnificat : Le Puissant fit pour moi des merveilles ! Et elle a vécu la guérison, au sens où elle s’est sentie relevée par Dieu : Il s’est penché sur son humble servante, ajoute-t-elle.

Ces exclamations de la vierge Marie (Lc 1,48-49) nous encouragent aujourd’hui encore ! Dans notre époque marquée par l’indifférence et par le Bof ! Marie nous encourage par son enthousiasme. Elle nous invite à faire aussi un chemin de vision et de guérison.

Son chant du Magnificat n’est cependant pas une réponse à l’ange qui lui annonce qu’elle sera enceinte et que son enfant sera appelé fils de Dieu. À l’ange, Marie dit humblement : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.

Par contre, sa joie éclate quand elle rencontre sa cousine Elisabeth. Bienheureuse celle qui a cru ! lui dit Elisabeth. Mon âme exalte le Seigneur ! répond Marie. Ce qui enthousiasme Marie, c’est sa rencontre avec une autre femme enceinte, Elisabeth.

Ce qui l’émerveille, c’est la reconnaissance de sa vieille cousine, à qui elle rend service, en la visitant.

Ce qui donne la joie aux deux femmes, c’est de sentir les deux enfants en leur sein, et spécialement le petit Jean-Baptiste, qui sursautait dans le sein de sa mère Elisabeth.

La joie naît de ces deux naissances attendues qui sont comme des guérisons du corps. La joie est née aussi de la vision d’avenir pour toute l’humanité que donnent ces deux naissances. La joie provient enfin de l’ambiance de service et de fraternité qui règne entre les deux femmes.

Ici à Lourdes, la joie naît aussi de nos guérisons intérieures et extérieures ; de la vision d’avenir pour notre vie, vue à la lumière de Dieu ; et de l’ambiance de service, qui nous est communiquée par les autres pèlerins. Car le pèlerin est toujours en attente d’une joie dans sa vie, d’une guérison, d’une amélioration de sa situation et d’une vision d’avenir. Il est confiant dans la force du Seigneur et dans l’amitié avec les autres.

Ouvrons donc nos cœurs à la joie qui nous est donnée ici à Lourdes et découvrons les grandes choses que le Seigneur fait pour nous. Chacun de nous pourra alors dire comme Marie, la pèlerine : Le Seigneur fit pour moi des merveilles !

+ Jean-Pierre Delville,
Évêque de Liège

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