18 août : temps d’accueil pour l’Hospitalité

Sur les pas de Bernadette…

Nous voici rassemblés pour nous accueillir les uns les autres… Certains viennent pour la 1ère fois et tout est nouveau… D’autres reviennent pour la 2ème, 3ème, 10ème, 20ème fois… Laissons-nous tous surprendre, comme si c’était la 1ère fois… afin de (re)découvrir toujours avec étonnement, avec joie, avec émerveillement et avec reconnaissance l’Amour de Dieu pour nous, ainsi que le regard de Marie…

Par cette célébration, nous souhaitons ouvrir des portes en suivant le parcours de vie de Bernadette… Comme elle, Dieu nous invite à travers nos pauvretés, nos blessures, nos fragilités… et inlassablement, il nous offre sa miséricorde…

Dans toute vie, Dieu fait des merveilles… même si nous ne nous en rendons pas compte au moment même… Ce n’est qu’en relisant notre histoire que nous découvrons les traces de Dieu, de son Amour, de sa grâce… AVEC BERNADETTE, CHANTONS LE MAGNIFICAT DE MARIE !

Sur les pas de Bernadette (des dias accompagnaient le texte)

C’est au Moulin de Boly que Bernadette Soubirous naît le 7 janvier 1844. Elle habitera le moulin avec ses parents pendant 10 ans. Elle le surnommera le moulin du bonheur.

L’église paroissiale actuelle (construite entre 1875 et 1903) remplace l’église Saint-Pierre, c’est l’église que fréquenta Bernadette Soubirous renferme les fonts baptismaux au-dessus desquels elle fut baptisée le 9 janvier 1844.

La famille Soubirous bascule dans la misère. De l’hiver 1857 jusqu’à l’automne 1858, la famille est obligée de s’installer au Cachot (ancienne prison jusqu’en 1824), une pièce unique, sombre et froide de 16 m² où logera l’ensemble de la famille.

Très vite, Bernadette est confiée aux bons soins de sa nourrice, Marie Lagües. Épuisée par le travail (garde des enfants de la nourrice, travail de la ferme, garde des agneaux à la bergerie), Bernadette n’a pas le temps de suivre le catéchisme du curé de Bartrès. Mais la nourrice lui enseigne la foi catholique. La vie de Bernadette est vouée à l’échec par la maladie, les mauvaises récoltes, la mauvaise gestion, l’incapacité d’apprendre (école, catéchisme).

À son retour de Bartrès, Bernadette, âgée de 13 ans, ne sait toujours pas lire et écrire. Ce n’est qu’à 14 ans que Bernadette fait sa première communion dans la toute petite chapelle de l’hospice tenu par les sœurs de la Charité de Nevers.

C’est du cachot que Bernadette partira vers la Grotte de Massabielle pour y vivre une expérience unique : elle rencontrera 18 fois la Vierge Marie. Le jeudi 11 février 1858, accompagnée de sa sœur et d’une amie, Bernadette se rend à Massabielle, pour ramasser des os et du bois mort. Elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la grotte : J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied. Bernadette fait le signe de la croix et récite le chapelet avec la Dame. Le signe de la croix est le signe de l’amour de Dieu qui descend dans nos vies. Refaisons-le.

Troisième apparition. Pour la première fois, la Dame parle. Bernadette lui demande d’écrire son nom. Elle lui dit : Ce n’est pas nécessaire. et elle ajoute : Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. Vouvoyée par Marie, Bernadette dira : Elle me regarde comme une personne qui parle à une autre personne. J’existe pour quelqu’un. C’est la joie des petits. L’autre monde, c’est celui des béatitudes. C’est celui de la rencontre avec Dieu, dès aujourd’hui et pour toujours.

Quatrième apparition. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

Sixième apparition. La Dame se présente à Bernadette accompagnée d’une centaine de personnes. Un commissaire de police veut lui faire dire ce qu’elle a vu. Bernadette ne lui parle que d’Aquero (cela).

Malgré sa misère, sa maladie, son inculture, Bernadette a toujours été profondément heureuse. C’est cela le Royaume de Dieu, le monde du vrai Amour. Pendant les sept premières apparitions de Marie, Bernadette a montré un visage rayonnant de joie, de bonheur, de lumière. Dans le chemin (de vie, de souffrance) de Bernadette, porter le regard de Marie.

Huitième apparition. Message de la Dame : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs !

Prier pour les pécheurs, c’est :
– un chemin de solidarité, car le pécheur est un frère ;
– un chemin de vérité car on en arrive parfois à considérer le péché comme faisant partie de « l’ordre établi » ;
– un chemin d’espérance car le péché rencontre l’Amour qui guérit.

Baiser la terre rappelle l’incarnation du Fils de Dieu sur notre terre.

Neuvième apparition. Bernadette raconte : Elle me dit d’aller boire à la source (…). Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine. Devant la foule qui lui demande : Sais-tu qu’on te croit folle de faire des choses pareilles ? elle répond C’est pour les pécheurs.

Les herbes amères rappellent l’esclavage d’Egypte et les Juifs en mangent toujours lors du repas pascal afin de faire mémoire du chemin de libération mené par Dieu.

La boue sur le visage rappelle la guérison de l’aveugle-né où Jésus fait de la boue. Une boue qui devient signe de recréation comme le potier qui crée à partir de l’argile.

Treizième apparition. La foule grossit de plus en plus. La Dame lui demande : Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle. Bernadette en parle à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir qu’une chose : le nom de la Dame.

Seizième apparition. Bernadette raconte : Elle leva les yeux au ciel et me dit : Que soy era immaculada councepciou. Bernadette part en courant et répète sans cesse, sur le chemin, des mots qu’elle ne comprend pas. Ces mots troublent le brave curé. Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Un pan de mur de l’ancien jardin et la porte franchie par Bernadette ont été conservés.

L’Immaculée Conception, c’est reconnaître qu’à la suite de Marie, il y a en chacun de nous une présence de Dieu que rien ne peut altérer, ni détruire. En effet, l’homme a été créé à l’image de Dieu.

La Maison Paternelle dit « Moulin Lacadé » fut la maison des parents de Bernadette après les apparitions. Elle fut offerte par l’Abbé Peyramale, curé de la paroisse. Il s’y trouve encore aujourd’hui du mobilier, des objets et photos ayant appartenu à la famille Soubirous.

Comme Marie et Bernadette, nombreux sont les pèlerins qui n’opposent aucune barrière à l’amour de Dieu… Nombreux sont ceux qui accueillent la lumière de Dieu pour éclairer leurs obscurités… La roche est noire et le soleil ne pénètre jamais dans la Grotte : l’Apparition, au contraire, ne sera que lumière et sourire. La niche où est posée la statue marque l’endroit où, le plus souvent, se tenait la Dame : c’est comme une fenêtre qui, de ce monde obscur, ouvre sur le Royaume de Dieu.

À travers les apparitions, et sans s’en rendre compte, Bernadette, refait un chemin pascal. Un passage de la mort à la Vie.  C’est ce chemin que nous rappelle le message des apparitions.

Évangile : La Visitation (Lc 1,39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur.

Marie dit alors : (disons ensemble la prière)

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.


Remise à chacun d’un petit « carnet de la Visitation » : les pèlerins y inscrivent une « visitation »


Prière finale : S’il te plaît, Bernadette, prête-moi tes sabots

Pour mettre dans tes pas mes pas trop hésitants,
s’il te plaît, Bernadette, prête-moi tes sabots !

Ils sont pour moi symbole de bon sens,
d’esprit d’humilité et de simplicité.
Et tu sais bien, hélas, que tout cela me manque.
S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots !

Tu allais ramasser le bois qui fait la flamme
et réunit les hommes en les réconfortant,
pour que je puisse aussi réchauffer
ceux qui ont froid et éclairer ceux qui ont besoin d’un sourire,
s’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots.

Peut-être tes sabots seront-ils trop petits pour moi.
Ce sera très bien ainsi !
Cela me rappellera que je suis limité, que je ne connais pas tout,
que je peux tomber et me relever…
S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots.

Pour aller vers Marie avec plus de confiance,
pour découvrir l’eau vive offerte aux assoiffés,
pour accueillir le Pain que Dieu nous donne,
s’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots.

Pour monter vers le Père qui m’attend et qui m’aime,
pour marcher sur la route avec mes joies et mes peines,
pour entrer dans la fête tout au bout du chemin,
tout en te demandant de me donner la main,
s’il te plaît Bernadette, donne-moi tes sabots !

Cette préparation a été réalisée par Gaby Pinckers, aumônière de l’Hospitalité, avec la collaboration de l’abbé André Vervier.

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