21 août : visiter les prisonniers et pardonner

Visiter les prisonniers
et
Pardonner les offenses

 

Aucun roi ne permettrait jamais à un voleur de s’asseoir avec lui lorsqu’il fait son entrée dans une ville. Mais le Christ l’a fait : quand il entre dans sa sainte patrie, il y introduit un voleur, un prisonnier avec lui (cfr Lc 23, 43), dit saint Jean Chrysostome.

Oui, toi le larron de chaque époque, Jésus t’aime avec ton péché, par-delà ton péché !

Il est bien vrai de dire que Dieu va au-delà de la justice avec la miséricorde et le pardon (pape François).

Pourquoi ne pas entreprendre ce chemin de vie sur lequel le pardon laisse comme une signature : là où il y a eu pardon, la relation à l’autre a eu la priorité (L. Basset) ?

Abbé Jean-Louis Defer

20 août : ensevelir les morts et prier

Ensevelir les morts
et
Prier Dieu pour les vivants et les morts

 

Cette fois, Jésus se laisse regarder ; le visage fermé par la mort, il est mis au tombeau, selon les usages et les honneurs.

La sépulture des morts dit le niveau d’humanisation d’une civilisation et, tout compte fait, le respect et les soins accordés aux morts ne disent-ils pas la manière dont nous respectons et soignons les vivants, et réciproquement ?

C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas prier pour les morts en oubliant de prier pour les vivants.

C’est notre mission d’intercesseur : poser une main sur l’épaule de Dieu et une sur l’épaule de l’homme.

Abbé Jean-Louis Defer

18 août : accueillir et supporter patiemment

Accueillir les étrangers
et
Supporter patiemment les personnes ennuyeuses

 

Il lui faut du temps à Jésus pour se laisser toucher le cœur devant l’insistance de l’étrangère (Mt 15, 21-28) et passer d’un regard fermé, voire méprisant, à une hospitalité émerveillée par cette confiance : Femme, grande est ta foi !

Cet accueil autour d’une table raconte ainsi la communion radicale de Dieu avec tous les hommes : nous sommes tous hôtes (dans les sens actif et passif) dans notre Maison commune.

Il n’empêche, cette étrangère met à rude épreuve notre patience, mais ne sommes-nous pas tous un peu casse-pied ?

Apprenons de Dieu son art de la patience, la longue respiration de sa passion d’amour qui accepte de souffrir, attendant les rythmes de l’homme, sa conversion (L. Manicardi).

Abbé Jean-Louis Defer