19 août : messe à la Grotte

La pluie 🙂 et la joie étaient au rendez-vous
à la Grotte de Massabielle,
ce samedi 19 août à 8h30,
pour notre messe annuelle aux pieds de Marie

L’évangile choisi pour ce jour était celui de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, toutes deux enceintes de manière inattendue (pour Elisabeth déjà avancée en âge), ou miraculeuse (pour Marie).

Abbé Willy Margraff

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Vendredi 21 : Le secret de Lourdes, homélie pour la messe à la Grotte

2015-08-21 - Messe Grotte (51)

« Petit » retour en arrière 😉 : voici l’homélie de l’abbé Fabrice de Saint Moulin, prononcée le vendredi 21 août 2015 lors de la messe célébrée à la Grotte

 

Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau et l’eunuque dit à Philippe : Voici de l’eau, qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ?

Frères et sœurs, comment ne pas être touchés par cette phrase alors que nous sommes en train de célébrer le Seigneur à la Grotte de Lourdes ? En poursuivant la route de la vie, de notre vie, nous voici arrivés à la source. Nous n’y sommes pas arrivés seuls ! Nous avons peut-être parcouru un long chemin : physique, psychologique ou spirituel pour être ici. Mais nous y sommes ! Peut-être un frère ou une sœur nous a-t-il parlé de Lourdes ? Peut-être quelqu’un nous a-t-il parlé du Seigneur ? Peut-être aussi n’est-ce pas encore très clair…

On voit dans l’Évangile que, même pour un docteur de la Loi, la Bible, la Loi, n’étaient pas clairs ! C’est alors que Jésus nous dévoile le cœur de ce qu’il veut révéler, de ce qu’il faut comprendre. Il faut aimer Dieu de tout son cœur : lui accorder l’attention et l’amour, le temps et l’affection que tout son amour pour nous, mérite de recevoir en retour. Une chanson française dit que Le temps, c’est de l’amour ! Quelle attention, quel temps donnons-nous au Seigneur pour écouter sa Parole, pour le célébrer, pour le prier et l’adorer ? Mais le cœur du message, c’est aussi que cette importance d’aimer Dieu va de pair avec l’importance d’aimer les autres. Si le temps, c’est de l’amour, quel temps donnons-nous aux autres, à les écouter vraiment, à les servir, à leur partager ce qui nous cher, précieux ?

Enfin, le Seigneur nous dit que cet amour pour Dieu et pour les autres va de pair avec le fait de nous aimer nous-mêmes. Si je ne m’accepte pas comme je suis, avec mon histoire, avec mon physique, mon intelligence, comment pourrai-je aimer Dieu ? Je serai aigri, dépité. Mais aussi, comment pourrai-je aimer les autres ? Je serai jaloux ou dur !

Frères et sœurs, Jésus nous donne aujourd’hui le contenu de la mission : révéler cet amour de Dieu qui espère une réponse double : l’aimer et aimer les autres, et révéler cet amour qui fait que notre propre vie en a été transformée !

Philippe avait découvert cet amour et il a pu partager la joie de cette expérience à l’eunuque éthiopien. Sa vie en aura été bouleversée !

Le docteur de la Loi a entendu Jésus lui rappeler que la Loi l’invitait à aimer son prochain comme lui-même. Or son prochain, à ce moment-là, c’était justement Jésus à qui il voulait tendre un piège, Jésus qu’il n’aimait pas ! Lire la suite

Jeudi 20 : excursion à Saint-Savin

Saint-Savin

Pèlerinage à Saint-Savin :
saint Savin de Bigorre, un missionnaire
comme « nos » saints Servais, Remacle, Lambert et Hubert :
une source d’inspiration pour la mission aujourd’hui !

 

Nouveau retour en arrière : voici le texte de l’intervention de l’abbé Fabrice de Saint Moulin, lors de l’excursion à Saint-Savin, le 20 août 2015.

INTRODUCTION

Quand on vient à Saint-Savin, on peut être d’abord touché par le lieu, son église, son cloître. Il faut ensuite se demander qui a donné le nom à ce lieu, qui était ce fameux saint Savin. Dans la même foulée, puisque nous visitons ce lieu dans le cadre d’un pèlerinage dont le thème est la joie de la mission, il nous faut voir, s’il a été un évangélisateur comme le dit la tradition ? Si oui, comment a-t-il vécu sa mission ?

Mais, allez-vous me dire, à part que l’endroit est beau, que l’église et le cloître méritent le détour, saint Savin nous est éloigné par l’histoire et le lieu. Nous ne sommes pas concernés directement. C’est pour cela que je vais essayer de faire le lien entre saint Savin et les saints évangélisateurs de nos régions que sont saint Servais, saint Lambert, saint Hubert, saint Remacle.

LA VIE ET LA MISSION DE SAINT SAVIN

La vie de saint Savin prête à discussion en ce qui concerne bien des points à commencer par le siècle de sa vie. Pour certains, il est né à la fin du IVe siècle (375 ?) et est mort en 415/416 à une quarantaine d’années tout au plus. Il aurait alors été un quasi contemporain de saint Servais. Pour d’autres c’est un saint carolingien des VIIIe/IXe siècles et alors il aurait été contemporain de saint Hubert. Il est donc difficile d’affirmer des certitudes. Je m’appuie sur les affirmations de Jean Béziat.

Originaire de Barcelone, Savin aurait reçu une brillante éducation. Il aurait perdu son père en bas-âge. Adulte, il suit une instruction spirituelle auprès de Septime Sévère. Il l’accompagne dans ses fréquentes visites aux fondations monastiques du grand saint Martin : Ligugé et Marmoutier. Savin rend aussi visite à saint Paulin de Nole à Rome. Savin rejoint saint Martin à Ligugé (Locoteiaco). C’est là que Savin éprouve l’envie de se retirer dans la solitude d’un désert. Il reste trois ans à Ligugé, en observant la discipline de saint Martin.

Savin avait entendu parler d’un monastère en Bigorre, dans les montagnes. Orientius, un moine proche de Sulpice Sévère, était en train de s’établir sur un escarpement en face de ce « monastère ». Savin ayant manifesté son désir en conseil monastique à Ligugé, il lui fut attribué un compagnon pour la route. Il trouva dans la vallée du Lavedan l’abba Phronime à la tête d’un petit nombre de moines. Exposant à Phronime son désir, celui-ci accepta de l’accompagner vers un lieu plus reculé. Ils trouvèrent dans la montagne le lieu recherché : pauvre en ressources et difficile d’accès. Il coulait peu d’eau. Ils passèrent un an à établir un gîte. Phronime retourna vers ses frères. L’ermite était dans un habitacle assez petit. Il demeura treize ans là-bas. Il gardait la réclusion. Il couchait dans une excavation, une anfractuosité naturelle. La survie tenait à un fil.

Saint Orens (Orientius), arrivé en même temps que Savin en Lavedan, luttait contre le paganisme vascon. Il fut appelé à devenir évêque d’Auch. Il laissa à Savin la mission qui était la sienne. Savin serait devenu thaumaturge. Il aurait sauvé un nouveau-né.

Il aurait eu des pouvoirs sur les forces du mal, spécialement de l’idolâtrie. Il aurait fait des exorcismes.

Il s’attacha à la Vérité. Il lutta contre le paganisme des Vascons qui personnifiaient et divinisaient les montagnes et qui avaient érigé sur les flancs du mont Nerbiou un fanum (temple) idolâtre. C’est à ce poste qu’Orientius (acharné contre l’arianisme), avait nommé Savin.

À la fin de sa vie, Savin souffrit d’infirmité. Un diacre lui fut envoyé par Phronime. Il mourut le 9 octobre 415 ou 416.

À sa mort, un aveugle serait venu saluer son brancard et aurait été guéri. Lire la suite